‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 183 sur 289 · Ord., XNIII, p · texte numérisé non relu

Ord., XNIII, p

2. Parfuis le chancelier luirmême ne savait pas toujours où élait exactement le roi et quel chemin il suivait (A. Gandilhon, op. cil., t. XXI, p. 1.) — Certains documents utilisés ici ont été déjà cités par A. Bossebœuf, op. cit.

Martin. Il y revinten 1457, où il s'installa aux Montils, une maison de campagne, un rendez-vous de chasse que Louis adoptera.

La maisonest dans la banlieue, une plate banlieue, au delà du faubourg de Notre-Dame-la-Riche. Mais l'endroit est propice à la chasse et à lancer l'oiseau. Le climat est doux, les gens sont agréables, la race drue, bien nourrie, égayée par un vin léger et chaud : tout y est humain. Louis est au cœur de la France, et sa chasse est limitée par deux fleuves : le Cher, un ruban bleu aux écailles d'argent, la Loire immense, aux plates grèves blondes où se mirent les saules pâles. Ainsi le bois des Plantes est ceinturé par les eaux. Les collines du Cher sont couvertes de forêts; elles ondulent, bleutées. La vibrante lumière de la Loire, qui atténue et décolore, spiritualise les choses. Ici un clocher robuste, là de petits bois de chênes ; ailleurs, le blé et la vigne. La belle garenne, la riche terre, douce aux pieds du cheval! C'est le clair paysage de Jean Fouquet, celui qui convient à l'esprit clair de Louis. |

Dès son avènement, les bonnes gens de Tours s'étaient préoccupés de lui faire obéissance de la ville et du château. Louis avait reçu de leurs nouvelles en Brabant, et ils se disaient prêts « de faire et acomplir ses plaisirs, comme de vraiz et obéissans subjetz! ». Ils s'étaient souciés de le recevoir parfaitement à sa joyeuse entrée*. Ils mettaient en lui beaucoup d'espérance, ayant entendu dire qu'il venait pour « soulager son peuple* ». Le roi est aussi bien disposé envers eux qu'ils le sont envers lui. Il a fait demander, le S décembre 1461, « qué don ou privilège il veulent avoir pour la ville, et il l’'octroyera “ ». Les bourgeois délibèrent. Ils sollicitent la franchise des acquêts, d’être justiciables de

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