‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 187 sur 289 · Ibid., BB. 12, fol · texte numérisé non relu

Ibid., BB. 12, fol

&. Ibid., fol. 61. — Molles et imbelles, a dit César des Tourangeaux.

dans la ville. Il a été, avec d’autres, aux Montils; et Louis les avait très bien reçus « et leur avoit dit qu’il est besoing de faire repparer les douves de la ville! » (8 mars 1467). Gar le roi a des préoccupations du côté de la Bretagne. Il fait armer la cité. Louis lui donne les ribaudequins de son artillerie. Il sera nécessaire de faire élargir les fossés. On rechigne. Les gens d'Église ne veulent pas travailler aux fossés ; les autres n'iront pas davantage, alors. Mais le maire intervient. Il y a un précédent. On l’a déjà fait en 1425*.

Le roi écrit de Rouen aux Tourangeaux que Warwick est arrivé. Ne rien publier à ce sujet. Les gens loyaux sont dans son secret. Le 19 novembre 1467, il leur écrit encore de Luçay. Et le seigneur du Bouchage expose ensuite que le roi, en quittant Paris, avait l’intention de venir à Tours, « de y faire son yver ». Mais s’il apprenait que les Bretons faisaient sur lui quelque entreprise, il s’en irait vers Alençon. Louis demandait aux gens de Tours de demeurer « bons », c’est-à-dire fidèles envers lui et la couronne : « Que telz ils voulsissent estre, et qu'ils gardent bien leur ville. » Quand le roi sera « au-dessus de ses besongnes », il saura bien les soulager. Qu'on laisse passer les gens d’armes. Mais si certains demeurent sur les champs, « que on les preigne et en soit fait justice ». Les échevins répondent au sieur du Bouchage qu'ils « sont pour vivre et mourir pour le roi ». On écrit directement à Louis.

Le roi annonce la tenue des États à Tours, pour le 1°" avril 1468. Il a besoin de l'appui et du consentement de la nation. Que les habitants soient prêts à faire leur montre à M. de Craon. Que les portes soient gardées. On procède aux élections. Sont élus : M. Martin de Chabot, maître d'école et chanoïine de Saint-Martin, pour l'Église; Jean Ruzé et

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