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o4h LOUIS XI
l'exposé des faits suivants à l’assemblée générale. Le roileura dit que «son entencion estoit de faire doresnavant sa demeure en la ville et qu’il vouloit que chascun de la ville se tiengne en sa garde, et que nul seuffre mutiler son voisin, et que si on lui faisoit force, que chascun lui aide à rappeler la force, et que on praingne les délinquans et que on les mecte en prison... » Défense est faite aux valets de sortir après neuf heures du soir sans lumières, de porter des dagues et bâtons en ville : autrement, en prison. Le 15 octobre, on procédait aux élections. Pierre Sohier va porter les résultats au roi à Amboise. Louis désigne Jean Briçonnet comme maire !. Cette police de la ville sera rigoureuse. Mais le roi donnera l'exemple. Il laissera faire des remontrances à son prévôt des
maréchaux qui est intervenu à tort en faveur d'un gentil- :
homme du pays d'Allemagne *. On s’expliquera aux Montils, le 3 novembre 1469. Car le roi reçoit « bénignement » les gens de Tours et leur expose que son plaisir est qu'ils jouissent de leurs privilèges : mais désormais les échevins seront nommés tous les deux ans seulement et choisis « de tous estatz ».
Louis, qui a mis la main sur la mairie, va lui donner l'impulsion. Car il a vraiment créé Tours. Projet d’une seule école publique : un maître de Paris est prêt à la prendre*. On creuse les fossés, on fortifie la ville‘. Des Liégeois sont venus pour faire « délivrer » la rivière de Braule « pour la faire navigant» : ainsi les denrées arriveront plus nombreuses sur le marché et elles seront moins cher°. On établit les lices pour les joutes sur le marché®. « I{em... le roy veult aussi que la ville fournisse de utencilles les ouvriers de draps de soye qu'il a fait venir en ceste ville et montrer l'art et
. Arch. com. de Tours, BB. 12, fol. 8g.
. Tbid., fol. 8p*°.
- Fbid., fol. g2 (8 janvier 1470).
. Ibid,, fol. 94"° (13 mars 1470).
. Ibid., fol. ÿ5*° (3 avril 1470). — 6. Ibid., fol. 97"°-
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mestier des draps de soye, » Si la municipalité a accordé les lices, elle a refusé de délivrer du matériel pour les soyeux. Le roi n’est pas content. Il demande une imposition de 1 200 écus « pour secourir aux loges et utencilles qu'il veult que on baille aux ouvriers des draps de soye qu’il a fait venir en ceste ville pour y ouvrer de leur mestier et à aprendre l’art aux habitans de ceste ville ! ». Pierre Doriole, le général des finances, viendra expliquer l'affaire. Le roi a le désir par là d'augmenter la cité. Il y réside depuis son couronnement. Il l’a exemptée de tailles. La venue des soyeux, c'est une bonne affaire. Que les gens de la ville forment entre eux une association de 6000. écus. Ils partageront les bénéfices du commerce de la soie. « Et s’il y a perte, le roy la veult porter jusqu'à trois ans. » Mais l'affaire ne passa pas ainsi. Les gens de la ville injuriaient les ouvriers de la soie, nouveaux venus; et le roi dut donner l’ordre au prévôt des maréchaux de les faire loger*. |
Au mois d'octobre le roi a fait convoquer à Tours des délégués du commerce de chaque bonne ville. La guerre que Louis fait à la Bourgogne est aussi une guerre économique. Les marchands devront aviser entre eux « le lieu et place plus propre et prouffitable pour la chose publicque du royaume à tenir les foires de Flandres,et que le roy avoit deffendu que les marchans de son royaume ne allassent plus ès païs de Bourgogne ». Jean Galocheau et Jean de Beaune vont assister à cette assemblée du commerce*. Le roi entend que désormais le maire ait l’inspection des harnais