Arch. com. de Tours, BB
de guerre : les armuriers célèbres de Tours devront mettre une marque sur leurs produits.
Le roi charge de toute la police le maire de Tours*. Une épidémie éclate à Châteaurenault. Défense à nul d'entrer dans la ville. Que les maisons soient nettes. Plus de pourceaux et d’oies vaguant dans les rues. Une indemnité est attribuée aux pauvres malades pour qu'ils puissent sortir de Tours*. Des travaux sont poursuivis pour rendre la Braule navigable“. On construit la tour neuve vers Saint-Vincent*, le boulevard devant la porte Saint-Étienne.
Louis est un administrateur exigeant. Ainsi le maire apprend, le 6 décembre 1471, « que le roy estoit mal content de ce qu'il y avoit mauvais chemins autour la ville, et que les rues n’estoient tenues plus nectes qu'elles n'’estoient, ainsi que le pavé des faulxbourgs de Saint-Pere-des-Corps et de Saint-Symphorien n'estoient habillez ». Il fait dire par le prévôt des maréchaux que les vivres sont trop chers, le pain trop petit : si les échevins ne sont pas capables d’administrer la ville, «qu'il les y feroit mectre et ordonner bonne police’».
Le roi a voulu installer à Tours un certain M° Francisque de la Chevallerie « du païs de Naples, ouvrier de pavillons ». Or, ce fabricant de tentes s'est plaint qu’on lui a retiré sa maison 8. Le 21 décembre 1472, le maire rapporte qu'il est allé avec d’autres aux Montils faire sa révérence au roi et lui recommander la ville. Louis rappelle qu’il avait dit autrefois qu'il voulait qu’on réparût les fossés et les fortifications de Tours « et que sa voulenté estoit de soy tenir en ladite ville, pour ce qu’il estoit ung de ses anciens cifoiens de la dicte ville, ainsi qu'il leur dit, et par ce leur commanda ». On faisait un boulevard et des tours où l’on dépensait sans néces-
1. Arch. com. de Tours, BB. r2, fol. 10570- — 2, lbid., fol. 106.