‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 204 sur 289 · LA DESTRUCTION D'’ARRAS (1477) ET LE SUPPLICE DE NEMOURS · texte numérisé non relu

LA DESTRUCTION D'’ARRAS (1477) ET LE SUPPLICE DE NEMOURS

C'est la Fortune qui est surtout notre ennemie. Le duc Charles de Bourgogne venait de l’éprouver. Louis, si sage, si prévoyant dans l’infortune, allait à son tour prêter l'oreille aux conseils des violents!. | | |

Il est trop pressé, en vérité, et ne s’accommode plus des lenteurs diplomatiques; l’ami, Philippe de Commynes, est un instant envoyé en disgrâce en Poitou. Le roi est entraîné par la passion de la terre, de la terre de France, de toutes les terres. Il se voit déjà partageant le Hainaut. Mais c’est un fait qu'il a échoué dans la tractation qu’Olivier le Daim vient de faire à Gand. Il a été maladroit et brutal en voulant mettre la main sur Marie de Bourgogne, dans le mariage qu'il veut imposer à l'héritière de Bourgogne avec le Dauphin de France. Il va répandre de faux bruits à l'usage des Flamands : les Anglais, descendus à Calais, sont venus pour enlever Mademoiselle de Bourgogne.

Le roi est de connivence avec Messire Guillaume de Bische*, homme de petit état, enrichi par Charles de Bourgogne, qui occupait Péronne en son nom, et vient de lui bailler cette ville‘. Louis le connaît depuis longtemps

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