Ibid
en 1477. On ne pouvait plus sortir pour faire commerce avec Lille. Les gens d'Arras ne savaient que devenir. Ils auraient voulu être fixés sur la question de l’acquiescement donné par Marie de Bourgogne. Et, suivant leur habitude, ils envoyaient des délégués aux États de Gand pour savoir de quoi il retournait. Ce qui paraissait assez naturel et demeurait dans la prudente tradition des villes marchandes. Les gens d'Arras n'étaient pas férus des capitaines bourguignons et même ils craignaient leur zèle. Sans doute, ne tenaient-ils pas à avoir à défendre leur ville contre les Français, encore qu'ils allassent vers le duc de Bourgogne chercher de l'artillerie et du salpêtre®. Ils les redoutaient autant que les capitaines du parti bourguignon“. Et ils envoyaient leur sergent, Jean du Flos, vers le roy « pour les besongnes et affaires de ceste ville 5 ».
Le roi Louis demeure en bonne intelligence avec le seigneur d’'Esquerdes qui garde Arras. C’est une bonne ville, close de fossés et de murailles ô : qui est maître de la « cité » est maître de la « ville »’. Louis, qui a tant besoin d'argent, ‘a demandé 12 000 écus d’or. D’Esquerdes est d'accord pour