‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 211 sur 289 · Ibid., VI, p. 202-203 (le 6 juillet · texte numérisé non relu

Ibid., VI, p. 202-203 (le 6 juillet

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grand maître amène la ville de Valenciennes à composition et il lui envoie « troys ou quatre mille faucheurs pour faire le gast que vous savez. Je vous prye, mettez les en besoingne, et ne plaignez pas cinq ou six pippes de vin à les faire bien boyre et à les enyvrer. Et landemain bien matin, mettez les en besongne, tellement que j'en oye parler. Monseigneur le grant maistre, mon amy, je vous asseure que ce sera la chose au monde qui fera le plus tost dire le mot à ceulx de Valenciennes. »

Ainsi Louis fait la guerre aux blés, aux avoines vertes encore, et « convertit ses lances en faulx? ».

Le roi demande de bons pionniers pour abattre les murailles d'Arras. On court au Pont des Pierres sur les Flamands qui sont en fuite vers Audenardes et Bruges et qui, eux aussi, brülent tout dans leur retraite‘. C’est la misère du petit peuple que Jean Molinet traduira °. On en a partout assez. A Reims même, les officiers du roi et Cochinart qui surveillent les travaux des fortifications ont été molestésé. Les francsarchers désertent et rentrent chez eux. Tous ceux qui n'ont pas congé, on les traitera en criminels de lèse-majesté, en traîtres”. Le président de Bourgogne est massacré à Dijon : que l'ami Michault de Chaugy prenne les plus coupablesà, Qu'on exécute la sentence de condamnation contre le duc de Nemours”.

Mais Jacques de Nemours était un traître, comme le connétable, son confident.

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