Ord., XVIII, p. 268, mai
6. Le compte de Jean Riboteau montre que la recette est nulle pour Dôle, Besançon, Pontarlier, Joux, Orgelet, Monnet, Bracon, Vesoul, Faucogney dont les habitants tiennent le parti contraire au roi (Arch. de la Côte-d'Or, B. 1787, compte de 1477-1478). |
7. Philippe de Hochberg a 30 lances et 18 archers à cheval ; le capitaine, M. de Baugy, a 50 hommes; M. de Blancafort, 16; 6 anglais sont à Saulx; 16 hommes d'armes à Talant ; 5o soudoyers sous Jean de Boulogne. À Saint-Jean-de-Losne, il y a 830 cavaliers et 8o hommes à pied, Rouvres est occupé par 27 hommes. À Vergy, il y a 21 gens de guerre. À Joux, 12 arbalétriers, 4o gens de trait, 12 coulevriniers (Arch. de la Côte-d'Or, B. 1778, fol. 64%0.67). Voilà la guerre de Bourgogne,
«qui circula sous le nom de Marie, à savoir que la Bourgogne « ne fut oncques du domaine de la couronne de France! ». Elle arriva d’ailleurs trop tard. On vit de son côté le roi prendre toutes les précautions de droit : il fit rechercher dans les archives, d'une manière impartiale, les documents qui pourraient servir à confirmer ou à infirmer ses droits ?. Mais Bernard Humblot, orfèvre de Dijon, grave déjà son sceau*. M. de Craon fut nommé gouverneur de la Bourgogne; et lui, il demanda l'inventaire des joyaux “. Le prince d'Orange, qui espérait l’être à sa place, en eut beaucoup de dépit, et fit tous ses efforts pour soulever la Comté. On dut assiéger Vesoul, et le sieur de Vaudrey, une nuit, tomba sur l'armée française qu'il mit en déroute. C'était bientôt la retraite : Saint-Claude, Poligny et Salins entraient dans la révolte. Une lettre signée par Jean de Clèves, comte de Ravenstein, parent de Marie de Bourgogne et du prince d'Orange, était adressée à Dijon dans le but de soulever la commune. Mais M. de Craon en eut connaissance et la mèche fut éventée. Le roi Louis était furieux ; il écrivait de se saisir du prince d'Orange; et comme ïil n'était guère
possible de le faire, on le brüla en effigief. Sa principauté fut confisquée et passa entre les mains de Philippe de Hochberg; on rasa son hôtel. Une insurrection troubla même un moment Dijon. Le roi donna des pouvoirs extraordinaires à Jean Blosset, chevalier, seigneur de Saint-Pierre, grand sénéchal de Normandie, pour rétablir l’ordre dans le
1. Rossignol, p. 45. — La lettre est du 23 janvier (Le Grand, ms. fr. 6984, f, 45).
2. « Pour le recouvrement des lettres et chartres touchant les pays et seigneuries et qui povoient servir pour le roy et contre le roy » (Arch. de la Côte-d'Or, B. 1778, fol. 232*°, 285.)