‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 230 sur 289 · Urbain Legeay, II, p · texte numérisé non relu

Urbain Legeay, II, p

3. Le 27 août, les gens de Compiègne attendent le roi à Amiens. Il arrive très tard à Beauvais. On ne peut plus lui parler. Ils le suivent au gite à Creil. Il va en!'endre sa messe à la Victoire. Enfin, l'envoyé l'aborde dans la cour du château et lui baïille une requête au moment où il monte à cheval (Arch. com. de Compiègne CC. 26).

&. Lenglet du Fresnoy, Preuves, IIT, p. 540-546, 549.

5, Chr. Scand., 11, p. 76-37.

est fatigué. Il ne remontera plus en Artois, dans les beaux jours!.

Mais à l'assemblée de l’Église de France, à Orléans, au mois de septembre, Louis poursuivra encore la paix. L'avis est paisible et clair comme un beau jour d'automne. Louis n'entend pas porter un préjudice à notre Saint-Père et au Siège apostolique. Mais il veut trois choses qui sont saintes et justes. La première est la défense de la foi catholique qui permettra de résister aux infidèles, les Turcs; et par là seront unies les nations chrétiennes, si troublées et si divisées. La seconde est une règle pour l’Église universelle, un ordre qui évitera les scandales, les guerres qui sévissent dans l'Italie et dans toute la chrétienté. Enfin, il convient de remédier aux dommages dont souffre l’Église de France, par suite de l’«extraction des pécunes et autres abus qui se font de par la Cour de Rome, au moyen de ceux qui tiennent notre Saint-Père entre leurs mains ». De tout cela le roi raisonne sagement quand on va le trouver. Car il s'exprime au sujet du Pape et du Saint-Siège apostolique avec autant de respect que prince chrétien et catholique peut le faire.

Mais il parle avec sévérité du comte Girolamo qui tient le Pape entre ses mains et de ses machinations contre Laurent de Médicis. Que le Saint-Père autorise un concile en France, à Lyon, par exemple, et tout peut être pacifié?.

-Ce n’est toujours pas la paix tant souhaitée. Mgr d’Esquerdes, lieutenant du roi en Picardie, a réuni toutes les forces royales sur les frontières et il s’est porté au

1. Voir les traités avec l'Angleterre dans Lenglet du Fresnoy, Preuves, II; p.549, 560, 564. — Quelques jours plus tard, le 18 août, à Selommes, le roi écrit en faveur de la République de Florence dont il veut apaiser les différends ({bid., p. 552). Il s'inquiète de la conjuration des Pazzi.

2. Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 555-557. Girolamo Kiario, neveu du pape, nommé Hieronyme dans les documents français. — D'après un papier conservé par Pierre Doriole. — Le 1% septembre 1458, à la Lande près Blois, a lieu le mariage du fils de don Ferdinand, roi de Sicile, avec Jeanne de Savoic, sœur de la reine (Bibl. nat., ms. fr. 6985, fol. 68, 255).

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