‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 245 sur 289 · Lenglet du Fresnoy, Preuves, IV, p · texte numérisé non relu

Lenglet du Fresnoy, Preuves, IV, p

volonté et le félicite de son obéissance envers le Saint-Siège. Maintenant Maximilien et Marie, duchesse d'Autriche, vont multiplier leurs démarches à Rome, ratiociner, ajourner la sentence du vieux débat de France et de Bourgogne. C'est Louis qui se montre souple et prévoyant?, tandis que Maximilien se donne le tort du délai et de la violence *.

À Tours, le roi Louis tombe de nouveau malade, au mois de septembre. Il perd la parole, et pendant deux heures on le croit mort. Il est dans une galerie, couché sur une paillasse. Alors, en sa faveur, Mgr du Bouchage et Philippe de Commynes font le vœu à Mgr saint Claude. La parole lui revient et Louis peut marcher, très faible, dans sa maison. Mais on le retrouve bientôt allant par le payscomme devant, séjournant un mois, malade, toujours malade à Argenton‘, dans le gros fief que Mme de Chambes avait apporté à l’ami Commynes5. La maison est belle, et Philippe y a fait de grandes dépenses. Le roi est un maître qui paye bien.

Louis chasse: il semble tout à ses lévriers. Il lui faut

donner le change, puisque Maximilien n’a pu décider les Anglais à descendre cette année en France. Louis écrit d’'Argenton au seigneur de Bressuire : « Je m'en retourne prendre et tuer les sangliers, affin que je n'en perde la saison, en attendant l'autre pour prendre et tuer les

Page 1