Ibid., p. 38. — 6. Ibid., p. 4o. Cf. p
résister. Le Pape ordonnait une trêve de trois ans à tous les princes chrétiens. Le roi écoute les discours des nonces, reçoit la bulle, se retire dans une chambre pour en délibérer avec les seigneurs. Et il revient rejoindre les nonces, louant le contenu de la bulle, le courage et le zèle du Saint-Père ; il ajoute qu'il s’employerait toujours de très bon cœur à la défense de la religion. Mais il voudrait être bien assuré que ses ennemis feraient la même chose ; car il ne serait pas juste que, sous prétexte de la bulle, il demeurât en paix pendant que ses ennemis lui feraient la guerre. Le nonce répond que le Pape saurait les contraindre tous par censures ecclésiastiques. L’après-midi, le roi envoyait Beaujeu, le chancelier, l’évêque d’Albi trouver le légat dans la maison de Jean Hardouin. Compliments. Ils expliquent qu'il y a trois guerres qui touchent le roi très chrétien : la première, celle des Anglais avec lesquels il avait trêve et qu'il entretiendrait, la deuxième, avec le roi de Castille et de Léon qui, à ce qu'on disait, le menaçait, cequ'il ne voulait croire. Restait la troisième, avec Maximilien et sa femme, pour la succession du duc de Bourgogne. Ici le roi n'était pas l’agresseur, mais bien le duc Charles qui, malgré son serment, s'était dressé contre son seigneur naturel.
Sa fille a marché sur ses traces. Et l'Empereur, qui devait procurer la paix pour s'opposer à l'ennemi commun, fomentait cette guerre, l'avait allumée en mariant son fils avec l’héritière de Bourgogne, en rompant la bonne intelligence qui avait toujours régné entre la maison de France, l'Empire, et aussi la maison d'Autriche. Il fallait voir si les princes étaient disposés à faire une bonne paix. Alors le roi y condescendrait pour l'honneur de Dieu et pour éviter l’effusion du sang humain. Mais « n’avoit pas envie d'estre surpris et sous prétexte de paix, de voir piller ses provinces et prendre ses pays’! » Le légat remercie le roi de sa bonne