‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 272 sur 289 · L ES = D · texte numérisé non relu

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qu'il avait, il la tenait de sa femme en ces pays. Le roi suit l'affaire qui demande à être conduite « avec une grande et extrême diligence, sans y retarder une seule heure! ». Il faut faire ratifier par les seigneurs du sang, les pairs de France, les gens des trois États, ce traité de mariage qui est un traité de paix”. Le roi se réjouit de la tournure que prend son projet. On arrête jour pour amener la fille à Hesdin*. Un traité sera signé à Arras, que le roi faisait appeler Franchise, le 23 décembre 1482. Louis le ratifie au Plessis, et il demande des feux de joie, le chant du Te Deum, des processions, des prières à Dieu et à Notre-Dame « pour ung si grant bien que cestuy ci* ». Mais Louis ne veut toujours pas se laisser voir.

Les Gantois, qui ne songent qu’à affaiblir leur prince, lui ont facilité ce traité avantageux. Le roi conservera toute la Bourgogne et l’Artois®. Mme de Ravenstein a amené l'enfant à Hesdin où Mgr d’Esquerdes la reçoit, en mai 1483. La princesse fuit son entrée à Paris, le 2 juin”, et elle trouve le dauphin à Amboise, le 22. On célèbre ses fiançailles qui n’enchantent pas son père, car le duc d'Autriche, s’il l'avait pu, l'aurait bien empèêchée de sortir de ses terres. Le roi

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