Leltres, X, p. 103 (25 avril
foy catholique! ». Ainsi parle aujourd’hui celui qui avait tant profité dé divisions!
- Une dernière fois, le roi constate, comme le note Commynes, qu'il est toujours le maître. Il a fait le mariage désiré depuis longtemps; il a mis de son côté les Gantois et les Flamands ; il tient en respect François de Bretagne *, qu'il déteste, avec la grosse armée qui est logée non loin de ses frontières. Louis tient en haleine le roi d'Espagne à cause du Roussillon et de la Cerdagne qu'il a achetés au roi d'Aragon. Il cause avec les puissances amies en Italie. Les Suisses sont ses alliés, comme les rois d'Écosse et de Portugal. Le pape Sixte IV lui envoie des reliques et le corporal de saint Pierre que Louis gardera. Le Turc, Bajazet, lui fait porter le rôle des reliques de Constantinople qu'il tient à sa disposition. Ses sujets tremblent devant lui, devant le roi qu'on ne voit plus“. Il a son grand « champ de guerre » avec ses Suisses, ses artilleurs, ses pionniers. Jamais il n’a été plus fort.
Mais c’est l’instant où le roi Louis se détourne des choses de la terre. Il a mis son espérance en Dieu et dans les saints®. Le roi voit bien qu'il ne peut plus durer que par miracle.