‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 277 sur 289 · Commynes, II, p · texte numérisé non relu

Commynes, II, p

&. Bibl. nat., ms. fr. 32511, fol. 389, 393, 3940. — Jacques Hurault est commis ‘ au payement des 6000 Suisses; Jean de la Primaudaie, au payement des 6 000 hommes du camp de guerre; Michel Marquet, au payement des anciennes Ligues des Hautes- Allemagnes. Le roi a les lances de d’Esquerdes. On répare les fortifications d’Abbeville, du Mont Saint-Michel, du château d’Arques, de Pontorson. Tout est en ordre. On veille aux frontières du Luxembourg, en Picardie (/bid., fol. 396). — Sur le grand camp, voir les détails donnés par U. Legeay, II, p. 424-426.

5. Fondation à Mme sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin (Lettres, X, p. 51); demandes de prières à Saint-Denis (Ibid., X, p. 62); processions et messes journalières en l’honneur de la vraie croix à Angers (/bid., X, 65, 67); fondation pour la chapelle de Notre-Dame de Grâce à Saint-Antoine du Vienaois (/bid., X, p. 112-114.) Le roi veut faire de Béhuard une basilique. Il achète aux religieux de Saiut Nicolas la propriété entière de l'ile (Arch. nat., P. 1 344, fol. 118, cité par J. Quicherat). Le

Louis fait alors chercher le saint homme qui intercédera auprès de Notre-Seigneur afin qu'il allonge ses jours misérables. Les noms de plusieurs religieux austères el de bonne vie sont prononcés devant lui. Le roi envoie ses gens vers eux; et la plupart lui font répondre, sagement, qu'ils n’ont pas le pouvoir de prolonger ses jours. Louis s'adresse à frère Élie de Bourdeilles, archevêque de Tours, cordelier et

cardinal, qui lui écrit qu’il vaudrait mieux pour lui donner

moins d'argent aux églises et soulager les tailles de son peuple. Mais la piété de Louis a la même forme que sa diplomatie de paysan maquignon. Il achète et subventionne les saints. Il les met dans son parti’. Une lourde grille de 200000 francs, pour laquelle on fond la vaisselle d'argent à Saint-Martin de Tours; une châsse pour Saint-Eutrope de Saintes; des reliquaires aux trois rois de Cologne, à Notre- Dame d’Aix-la-Chapelle, à Saint-Servais de Maëstricht*, à Saint-Bernardin d'’Aquila; des calices d’or à Saint-Jean-de- Latran à Rome‘.

roi y est représenté sur un vitrail et il y avait déposé son effigie et les portraits de cire, grandeur nature, de sa famille. Charles VIII rendra à la paroisse de Denée la chapelle. Voir l'inscription rapportée par J. Quicherat. — Le roi porte sur lui un morceau de la vraie croix provenant de l'abbaye de Charroux (Bibl. nat., ms. fr. 6989, fol. 19). Fondation de la messe de sainte Claude (Jbid., fol. 20). Les religieux de Charroux porteront la vraie croix au roi quand il le voudra (Jbid., fol. 13r). Le curé du Puy- Notre-Dame chantera des messes à sa dévotion. : que le roi lui envoie les noms des u martyres dont il lui a parlé (Zbid.).

. C'est aussi l'opinion de l’auteur de la Chronique nantaise I, p.137. — Sur ce personnage, voir la dure lettre de Louis (Lettres, IX, p. 283), et Urbain Legeay, IT, p. 453-454. Nous conservons seulement l'analyse de la consultation qu’il donna à Louis sur l'excommunication qu'un roi peut encourir en attentant aux droits de l'Église, en exilant un cardinal, etc., en répandant le sang innocent, en gouvernant mal (Bibl. nat., ms. fr. 6989, tol. 141). Voir aussi sa déclaration sur les prélats mécontents (fol. 142). C'est à ce propos que Louis réclama le serment qu'il avait prononcé à dE et dont le texte est conservé par Le Grand (Bibl. nat., ms. fr. 6988, fol. 148).

. Voir le très curieux compte des ORDInAES et aumônes des années 1478-1459 Ts nat., KK. 66).

3. Leltres, X, p. 101. — Dons à Notre-Dame de Puiseaux, à l'image S:int-Florent près Saumur, au bras de saint André en l'église Saint-Maurice d'Angers, à Mme sainte Émerence qui guérissait du mal d'entrailles.

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