Commynes, II, p
3. La dernière fois que François d'Orléans, comte de Dunois, son gendre, le visita au Plessis, à l’occasion des noces du dauphin, le roi le fit tâter par son capitaine pour voir s'il n'avait pas d'armes sous sa robe (Commynes, II, p. 76).
4. On ne peut savoir exactement la nature de ce mal. Ce que l’on constate, c’est Pétouffement, la paralysie, les maux de tête. De là l’aération, les remèdes à base d'hysope. Le roi couchait la lête haute. Tout ce qu'a écrit Brachet manque de bases scientifiques. Une siniple lecture du Propriétaire des choses est autrement instructive.
5. Commynes, II, p. 73. — Durant les dernières années du règne, certains familiers ont obtenu des privilèges sur les greniers à sel, comme Jean Moreau, valet de
‘chambre du roi, qui faisait chanter les gens de Compiègne (Arch. com., CC. 28),
d'Amiens (BB. 13) et de Beauvais (Arch. com. BB. 10, fol. 318). Olivier le Daim revendiquait de vendre également, avant tous autres, 20 muids de sel à Compiègne (Arch. com., CC. 27). Par contre, Philippe Luillier, capitaine de la Bastille, qui n’a pas la faveur des chroniqueurs, paraît très bien vu à Compiègne, où il est ua intermédiaire entre les gens de ia ville et de roi. On lui offre un faucon de chasse, puis un
et il le terrorise * : « Je sçay bien que ung matin vous me renvoyrez comme vous faictes d’autres; mais par la... (ung grant serment qui juroit), vous ne vivrés point huyt jours après *. » Ceux-là lui parlent durement et brièvement, comme luimême a fait parler au duc de Nemours et au comte de Saint- Pol, quand ses commissaires leur annontaient leur sentènce : « Sire, il fault que nous nous acquittions : n’ayez plus d’espérance en ce sainct homme ne en aultre chouse, car seurement il est faict de vous; et, pour ce, pensez de votre conscience, car il n'y a nul remède. » Et le roi Louis répond modestement : « J’ay espérance que Dieu me aidera, car, par adventure, je ne suis pas si malade comme vous pensés®. »
Mais à leur ton, Louis voit bien que, cette fois, c’est la fin. Il ne dit plus, comme autrefois : « Parlez petit »; il recommande qu'on l'admonestât de se confesser, sans prononcer toutefois ce cruel mot de mort. Le roi se confesse et prie. Et Louis demande sur l'heure le seigneur de Beaujeu, mari de sa fille, et il lui commande d'aller chercher à Amboise le roi son fils. Car Louis a nommé son fils le roi.# Il remet. à Beaujeu le gouvernement. Il demande qu’on les laisse seuls. Il lui passe la consigne, parle sec, recommande
Jasnier (CC. 27). Les exactions des serviteurs du roi, tant reprochées à Louis XI sur sa fin, ne paraissent pas avoir été considérables. Elles sont de tous les temps. 11 n'est plus question de Tristan, le prévôt des maréchaux, mis en scène par les romantiques. C’est Guillaume de Corquilleray qui est prévôt des maréchaux depuis 1477. Il surveille les gens d'armes, s'oppose à leurs rapines, etc. (Bibl. nat., ms. fr. 6989, fol. 131).