Lettres, 11, p
5. Le roi annonce aux habilants de Beauvais que Charolais est en relraile sur la Beauce (Lettres, II, p. 332).
6. L'envoyé de Milan dit que les pertes des Bourguignons sont évaluées de 4ooo à 5 ooo hommes (4mb. Mil., III, p. 234). On avait répandu le bruit que Louis avait été tué d'un coup de borubarde (mb. Mil., III, 234).
Louis arrivait à Paris,le 17 juillet, avec une partie de son armée, laissant l’autre se reposer dans les villages. Les gens d'Église et les bourgeois le reçoivent à grande joie. Il leur restitue le droit de vendre, sans payer l'impôt du quatrième, leur vin. Franchise et liberté pour les menues denrées. On n'est pas plus adroit.
Comme Louis, Charolais pensait à Paris’. Il traverse la Seine sur un pont de tonneaux avec sa grosse armée, campant dans les localités environnant la capitale. On escarmouche aux portes de la ville. Et Louis ramène à lui les fuyards en faisant distribuer ro francs par lance. À Paris, les gens le supplient de ne pas poursuivre les Bourguignons et de s'en remettre à eux pour négocier la paix. Qu'il garde du moins l'honneur *. Louis halète de voir arriver les Italiens de Galéas. En attendant, il confirme tous les privilèges de l’Université, réduit le nombre de ses secrétaires, supprime tous les offices créés depuis le commencement du règne, les impôts à Paris, les droits fiscaux de la foire Saint-Laurent, rétablit Louis Raguier, évêque de Troyes, comme président de la Chambre des Aides *.
Le roi devait quitter Paris pour se rendre en Normandie et recruter des gens d’armes®. Il sait qu’il va jouer encore une grosse partie; il faut amuser les Anglais®. S'il échoue, c'est pour lui le chemin de l'exil : Louis s’en ira en Dauphiné,