Amb. Mil., TI, p
4. 11 quitte Paris le ro août, passe à Pontoise le 12, à Rouen entre le 14 et le 27, à Evreux le 22, à Chartres le 24, à Mantes le 26, il rentre à Paris le 28.
5. Commynes, 1, p. 63. —Le roi réside à Paris entre le 28 août et le 13 novembre. Il fait très chaud et il réclame au duc de Milan de la soie pour en faire des chausse: (4mb. Mil., IT, p. 276). — Le 28 août, Gaston, comte de Foix, donne quittance de 2000 livres, don du roi pour qu'ille serve, « affin de résister aux entlreprinses faictes par aucuns des seigneurs du sang » (Bibl. nat., P. orig. 1173, de Foix, 131).
6. Amb. Mil., III, p. 281. L'envoyé de Milan écrit les larmes aux yeux, le 10 août.
civil de la Prévôté, et François Hallé, avocat au Parlement. Mais Louis a rassemblé ses forces, les secours de François Sforza, qu’il estime autant que 800 lances de France*. Il peut commencer une « forte guerre » contre les Bourguignons et les seigneurs révoltés. L’Ile-de-France est un plantureux pays où vivent à l'aise les deux grosses armées; Paris reçoit son ravitaillement par la Seine. Le roi a le projet d'affamer les confédérés. Il a fait construire hors Paris une belle bastille, fort longue, qui domine de haut et menace le camp ennemi * Des chevaucheurs s’abordent dans les environs de la ville, à la Grange aux Merciers, qui est le Petit Bercy. Et les Bretons tiennent Saint-Denis. Mais le roi a donné l'ordre à ses grosses bandes de ne pas sertir. Il ne veut rien remettre au hasard d’une bataille’. Il entend négocier. Il y est contraint. Ce sera provisoirement moins coûteux, car Rouen vient de se rendre aux coalisés et la Normandie a suivi son exemple. Un matin cependant, devant l’hôtel de Conflans, le long de la rivière, s’alignent les 4 ooo archers et les nobles de Normandie. La rivière de Seine coule entre l’armée du roi et les Bourguignons. Les gens du roi commencent une tranchée qui va de Charenton vers les fossés de Conflans, où ils placent leur artillerie. Le village de Charenton est emporté sur Calabre. Un beau tumulte de l'artillerie royale: deux boulets de canon traversent la chambre où dîne Charolais. Il descend à la cave. L'artillerie des princes est abritée dans les maisons de Conflans. Mais dans leur longue tranchée qui va vers Paris, les pièces du roi sont bien dissimulécs derrière la terre, et pas une tête ne se montre. La poudre n'est pas épargnée. C'est pendant trois ou quatre
1. Journal de Jean Maupoint, p. 71; Chron. Scand., I, p. 96. 2. Amb, Mil., IN, p. 334.