‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 58 sur 289 · Amb. Mil., IV, p. 4. Cf. p · texte numérisé non relu

Amb. Mil., IV, p. 4. Cf. p

8. Ibid., p. 4g. — 9. Ibid., p. 67. - 10. Ibid., p. 9S. Cf. Lenglet du Fresnoy, Preuves, Il, p. 543.

Mais il est une province que Charles de France ne conservera à aucun prix : c’est la Normandie. Pour cela Louis va faire la paix avec le duc de Bretagne’. On l'entend murmurer : « Je croy que il me fauldra reprendre ma duché de Normandie. Il me fault aler secourir mon frère?. »

Pas d'heures à perdre. L’envoyé de Milan chevauche sans cesse à la suite du roi qu'il vient de rejoindre au mois de décembre 1465 à Caen$. Les bourgeois des villes accueillent Louis avec faveur. Sur les sept évêchés de la Normandie, un seul, celui de Rouen n'est point rentré dans le devoir. Les Normands ont appelé le roi de tous les côtés et ‘la volonté du Tout-Puissant est que le pays soit réduit sans coup férir. Le roi se montre d’ailleurs généreux, et prêt à pardonner. Dès son arrivée à Chartres, Dammartin est venu faire sa soumission. Le roi lui a fait cadeau de bardes de mailles ouvragées d’or et d’un harnois de guerre estimé 4 000 écus. Le duc de Bretagne a obtenu le pardon pour Dunois. On les a vus jouer aux cartes ensemble. Le frère ‘du roi est tremblant. Il se sauve à Rouen où le populaire est

x. Ord., XVI, p. 448 (Caen, 23 décembre). Confirmation des promesses de Louis XI au duc de Bretigne. Absolution et oubli pour tout le passé : alliance pour l'avenir (y sont compris le comte de Dunois, Lohéac, maréchal de France, le comte de Dammartin, Jean d'Armagnac, de Rouville, le vice-chancelier de Bretagne). Reconnaissance au duc de Bretogne des droits de régale et sur les églises (/bid., p. 450). — Louis avait réservé, dès le 29 octobre, son droit sur les régales en Normandie (Lenglet du Fresnoy, Preuves, II. p. 529).

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