‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 59 sur 289 · Amb. Mil., IV, p · texte numérisé non relu

Amb. Mil., IV, p

acquis au roi. Louis imite les gestes généreux et glorieux du duc de Milan, son héros'. Le duc de Bretagne se fait « bonhomme ». Sa Majesté va se mettre en marche sur Rouen et Honfleur *.

Le roi veut sa Normandie : au besoin, il l’achèterait 5ooooo écus. Ainsi il avait fait pour sa Picardie, au grand dam de Charolais. Un autre apanage pour son frère, certes : mais pas la Normandie d’où il pourrait s'enfuir vers les Anglais et créer dans l'avenir de nouveaux troubles pour le royaume£*.

Le roi a fait garder soigneusement tous les chemins qui conduisent à Rouen. On arrête les suspects, les frères de Saint- Dominique ou autres qui sont des espions ou des messagers*. Le roi est devant Pont-Audemer. La place est forte, très bien fortifiée et commande le passage de la Seine à quatre lieues de Rouen. Le roi descend la nuit dans les fossés de la ville pour placer les gens d'armes et chercher le lieu le plus favorable à l'assaut. Mais on vient lui apporter les clefs de la cité. Le roi y met garnison et prend à son service les gens qui l’occupaients. En cinq jours, on a emporté Pont-de-l'Arche, place imprenable, surtout si elle avait été défendue par des « Sforzesques », les ingénieurs et soldats italiens que Louis admire tant. On y trouve de tout, des vivres, de l'artillerie.

Mais voici Charles de France qui a fait demander une entrevue à son frère”. L’audience a été accordée en présence

1. Amb. Mil., p. 164. — François, duc de Bretagne, est prié de ne recevoir en son duché aucun des mécontents (Lenglet du Fresnoy, Preuves, II, p. 556, le 20 décembre 1465). — 2, Ord.,XVI,p. 463. Exemption de tailles pour les habitants sur la frontière maritime ; “insi ils pourront refaire les hôtels démolis et travailler à la fortification.

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