J. Quicherat, Lettres, p. br
de l’envoyé italien. Le roi déclare doucement qu'il tiendra Berry pour un bon frère. À lui, à tous ceux qui le conseillent, le pardon. Le roi parle cependant avec autorité. Il fait beau l'ouïr, et le duc de Milan lui-même eût admiré une telle sagesse jointe à tant de puissance '. Le roi veut la paix, même avec Charolais qu'il demande à GCraon d'entretenir dans les sentiments d'amitié qu'il a montrés récemment. Louis reçoit le serment de fidélité des gens de Rouen. Le roi va faire son entrée dans la grande cité?. Il parle encore « comme un de ces empereurs qui fondèrent et établirent les lois * ». Chaque jour, sa puissance grandit. Il est certain qu'il régnera en paix et grande autorité, sans avoir plus rien à redouter des seigneurs du royaume, désormais réduits à lui obéir‘. Ainsi on parle de Louis, un an après Montlhéry. Lui qui ne fait pas alors beaucoup de rêves, il en fait comme au temps de sa jeunesse. La paix avec son frère, la paix avec le duc de Bretagne®, avec Charolais‘, c’est pour le printemps prochain le siège de Metz’! Que ne ferait-on pas avec les troupes de Galéas? Ce sera un jeu de conquérir tout le Val de Metz. Déjà Louis a envoyé six cents lances se loger en Champagne. On copie les méthodes italiennes pour dresser les camps. Il yaura une tente pour deux hommes d'armes. Sa Majesté fournira