Leltres, III, p
&. Ibid., p. 199-182. — 5. Ibid., p. 183. .
6. Ibid., p. 188. Mème avertissement aux gens de Compièyne (CC. 24).
r. Ibid., p. 189. — 8. Ibid., p. 192.
9. 1bid., p. 197. C'est le coursier « nommé Noteledo », envoyé de Catalogne par Hector de Goulas (Bibl. nat., ms. fr. 20496, fol. 65).
Yo LOUIS XI
est d’un soldat, au sujet des troupes!. Des revues, tous les trois mois, seront passées par les maréchaux ou leurs commis. Les maréchaux en passeront au moins deux par an devant les capitaines. Un payement régulier pour les hommes d'armes. La lance sera de six hommes et de six chevaux. Ils devront être logés dans les villes ou dans de grosses bourgades où il y ait justice et marché. Pour loger une lance, il faut une chambre à cheminée, trois lits, trois couvertures, deux pots d’étain, une poêle d’airain, une étable pour mettre les six chevaux, un endroit pour déposer les provisions. C'est la justice qui établira le cantonnement : nul ne peut être logé chez un hôte sans son bon vouloir. Les officiers de justice de l'endroit connaîtront tous les délits, sauf du fait de guerre. Les hommes devront suivre leur capitaine. En colonne, on ne passera pas plus d’une nuit dans une localité, sauf le dimanche ou la veille d’une fête, Les soldats devront tout payer ce qu'ils prendront au prix courant du pays, excepté la paille, le bois, le logis. Mais ce sera par la main de l'hôte. De préférence, ils descendront à l'hôtellerie. Interdiction de réquisitionner des chevaux et des juments aux bonnes gens pour porter les bagages. Si des gens d'armes tiennent les champs, leur corps sera livré à la justice et les biens iront à qui les aura pris. Toutes ces mesures engagent les capitaines qui prononcent ce curieux serment : « Je promets et jure à Dieu et à Nostre Dame, ou qu’elle me puyst nuyre en tous mes affaires et besoignes, que je garderai justice et feray garder par ceulx dont j'ay la charge, et je ne souffriray faire aucune pillerie, ei pugniray tous ceulx de madicte charge que je trouveray failly, sans y espargner personne...* »
1. Ord., XVII, p. 82 (avril 1468). — On publie à Compiègne la lettre disant que « le roy vouloit que les gens d’armes paient leurs vivres » (CC. 24).
2. Il parait bien que Louis a tenu parole. Le 16 mai 1476, on le verra faire condamner son maréchal, Joachim Rouault, en raison de plusieurs concussions, de faux
rôles de gens d'armes, et de détournement de munitions à Dieppe. I fut banni à perpétuité (Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 482). Cf. Bibl. nat., ms. fr. 20430.
Tous ces projets de guerre ne sont pas faits pour réjouir Louis qui pense à la charge de son pauvre peuple opprimé, de ses loyaux sujets. Mais il a promis à Dieu de garder l’honneur de la couronne. Il veut convoquer à Tours les trois États, le 1°" avril’. Les fidèles sujets ont droit à bonne justice, paix et tranquillité. Le roi fait annuler la condamnation d'Antoine de Chabannes ?, comme il a su retrouver Alençon et son fils, et toute sa famille. Cela vaut bien une pension*. Le comte de Foix tient ses gens prêts ‘. La flotte normande est concentrée au Chef de Caux. Guyot Potest allé à Bruges vers le duc de Bourgogne®. La trêve va expirer. « Il y a plus apparence de guerre que autre chose », écrit-il à l'amiral à la fin de juilletT. Et Louis a promis assistance aux ennemis du duc, les Liégeoiss.
Charolais est Charles le Téméraire. Le voici, une fois de plus, devant Liége. Le roi Louis vient d'envoyer vers le duc son nouveau connétable, le comte de Saint-Pol, avec le cardinal Jean Balue®?. Ce dernier est un Poitevin, homme d’humble origine, qui a le génie de l'intrigue, dont Louis a fait son aumônier, puis un évêque d’Évreux. C’est un protégé de Jacques Jouvenel des Ursins, évêque de Poitiers, et de Jean de Beauvau, l’évêque d'Angers, trésorier du chapitre, puis chanoine d'Angers, conseiller clerc du Parlement. Jean Balue
1. Leltres, HI, p. 198-201. — Aux gens de Compiègne, le roi a posé la question s'il serait licite de disjoindre la Normandie de la couronne de France : « Et la plus part des opinions ont esté que grand dommage seroit et porroit advenir de icelle duché desjoindre et que le roy peut en autres terres faire bon partage et emparage à M. Charles de France » (Arch. com. de Compiègne, ÇC. 21).