‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 70 sur 289 · Commynes, 1, p. 126. — Cf. Arch. nat., K. 50, n · texte numérisé non relu

Commynes, 1, p. 126. — Cf. Arch. nat., K. 50, n

renoncé % la sienne. Charles de France annonce qu'il abandonne sa Normandie pour un autre apanage à déterminer, contre une rente de 60000 livres.

Charles de Bourgogne comprend qu'il est joué, mais il cache sa surprise. C’est donc pour ce résultat qu'il s'est mis sur les champs, portant secours aux ducs, ses alliés? Il regarde les lettres du héraut Bretagne. Ce pourraient être des lettres contrefaites'. Non, ce ne sont pas des faux. Le tour est bien joué.

Le roi Louis a encore un autre tour dans son sac. Il le pense du moins. Il croit pouvoir acheter Monseigneur de Bourgogne. Il commencera par le dédommager des frais qu'il a eus pour entretenir son armée, 120000 écus d'or, dont il payera la moitié comptant ? : car le roi Louis, si souple, ne peut croire à l’intransigeance des Bourguignons, pas plus qu'il ne veut entendre les conseils de ses capitaines dont l'avis est qu'il faut attaquer l’armée bourguignonne, alors assez misérable. Charles de Bourgogne envoie vers le roi Jean Boschuse, son sommelier, un homme de confiance. Balue et Tanguy du Chastel l’accompagnent à. Péronne. Louis voudrait ne pas perdre son argent. Mais Charles les accueille sans enthousiasme. Il est furieux d'avoir été dupé. Il allèguc que les Liégeois font mine de se révolter. Îl accepte le principe que le roi Louis puisse venir à Péronne, puisque tel était son plaisir ; et il écrit de sa main une lettre de sûreté‘. Sur quoi les ambassadeurs de France retournent à Noyon.

r. Commynes, I, p. 127.

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