‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 71 sur 289 · Chustellain, V, p · texte numérisé non relu

Chustellain, V, p

4. Commynes, I, p. 128.— Sur ces pièces, Lenglet du Fresnoy, Preuves, IIT,p. 1-20. Cf. la lettre de Balue au roi annonçant l'envoi d’un sauf-conduit (Bibl. nat., me. fr. 20489, fol. 90). — Le roi écrit en italien qu'il a fait sa paix avec son frère el le duc de Bretagne. ll ne sait s’il pourra traiter avec le duc de Bourgogne. Dans tous les cas, que le duc de Milan ne cesse pas de considérer ce dernier comme un ennemi (Desjardins, 1, p. 150). Il prévient que le duc de Savoie doit attaquer le duc de

Milan ({bid., p. 151).

Le roi voulait « appointer » à tout prix; et il entendait le faire seul. C'était sa manière de travailler. Brusquement, il prend le parti d’aller trouver le duc Charles. Il surprendra le chevalier par sa chevalerie. Mais, cette fois, le renard va se jeter dans la gueule du loup.

Le roi Louis s'était rendu à Ham, près du connétable qui avait là son fort château’. Un beau matin, il feint de partir pour la chasse, ne gardantavec lui qu’unecinquantaine de chevaux. [Il galope, par la vaste plaine, vers Péronne, se confiant à la garde des archers du duc et de Monseigneur d’Esquerdes®. Charles de Bourgogne va au-devant de lui, et il l'installe chez le receveur, dont la maison était belle et voisine du château quisemblait peu logeable. Maisle roi Louis netient pas à rester dans cette maison quand il voit l’armée bourguignonne portant la croix de Saint-André entrer dans la ville forte, car ceux qui la commandent sont ses ennemis*. Il demande à être logé au château. Il peut bien alors regretter son geste confiant. La conversation diplomatique commence. |

Mais le roi avait oublié qu’il avait envoyé deux ambassadeurs aux Liégeois pour les solliciter contre le duc Charles. Les bannis sont rentrés portant la croix blanche de France, criant : « Vive le roi et les franchises! » Les gens de métier les ont accueillis comme des sauveurs. Ceux-ci viennent de s'emparer de la ville de Tongres, où était leur évêque, Louis de Bourbon, massacrant quelques-uns de ses serviteurs‘.

À ces nouvelles, la colère de Charles de Bourgogne éclate.

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