Chr. Scand., 1, p
2. La lettre d'abolition pour tous ceux qui avaient suivi le duc de Guyenne est donnée en mai et vérifiée au mois de juillet (Lenglet du Fresnoy, Preuves, Il, p. 103).
3. Bibl. nat., ms. fr. 20430, fol. 35 (G. Bricard, Jean Bourré, p. 112). — Le traité
Charles de France n'était pas un homme intelligent : il était sensible aux conseils, bons ou mauvais, qu'on lui donnait. Il se demandait surtout ce qu’il allait tirer du traité de Péronne; et le duc de Bourgogne lui faisait dire de ne rien accepter d'autre que l'apanage de Champagne. Ce fief était voisin des terres du duc de Bourgogne qui pouvait y amener ses troupes et encercler le domaine de Louis. Le roi le comprit, et il manœuvra si bien son frère par ses émissaires qu’il l’amena à renoncer à la Champagne contre le duché de Guyenne’. Charles de Bourgogne était furieux de cet accord, et il fit agir en sens contraire l’intrigant cardinal Balue. Le roi Louis veut lui faire faire son procès?.
Jean Baluea tenté de détourner Charles de France d'accepter la Guyenne comme apanage. Mais ce n’est pas chose facile de promouvoir un procès d'Église contre un évêque, contre un cardinal. L'homme paraît vulgaire, un ambiticux, ami des femmes et du plaisir. Il devait tout au roi, sa fortune, le fameux chapeau rouge. Balue avait une clientèle. Il recevait fort bien et librement. A ses fêtes on disait tout. Le fou qui paraît à son banquet le dépeint admirablement : « Je fay feu, je fay raige, je fay bruit, je fay tout, il n’est nouvelles que de moy. » Alors Louis l’a enfermé au château d'Onzain*.
de l'échange de l’apanage de Guyenne fut vérifié le 27 juillet (Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 93, 106, r07, 108, 112).
1. Ord., XVII, p. 209. — Voir l'intéressant récit qui sert de préambule : « Considérant le grant et excessif apanuge faict et baillé à nostre dict frere, en lui faisant le bail et transport dudict duchié de Normandie, eussions recouvré de nostre main réaument et de faict ledict pays et duchié de Normandie, et à ceste occasion se soyent meuz de grand rumeurs, questions et différans entre nostre dict frere et nous... »