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Langres et Pierre Doriole pour porter la vraie croix sur laquelle le duc a fait le serment".
Louis pouvait maintenant songer à tirer vengeance de Charles de Bourgogne.
C'est déjà comme une guerre sourde, car les gens de Charles le Téméraire ont mis la main sur des marchands de France à la foire d'Anvers; et Louis défend de faire aucun commerce sur les terres du duc de Bourgogne”. Il a envoyé à ses Normands confirmation de leurs libertés et usages, la fameuse Charte aux Normands*, un amortissement général pour les églises de Normandie“ ;etil établit des foires à Caen, puisque les marchands ne pourront plus allerà Anvers. Le roi fait un éloge senti de la ville, qui est grande, spacieuse, bien peuplée, du pays bon et fertile, à proximité de la mer. Et il va déprécier le cours des monnaies étrangères.
Secrètement Louis encourageait les villes d'Amiens, de Saint-Quentin et d’Abbeville à se mettre de son parti, à solliciter sa protection. Il alléguait que le duc de Bourgogne avait outrepassé les conventions du traité. Il espérait soulever bientôt les villes de la Somme contre lui 7.
Tout cela se faisait bien subtilement : car Louis ne voulait pas se donner le tort de commencer la guerre$. Ainsi le roi affectait de ne pas entendre les conseils du comte de Saint- Pol, son connétable, qui lui offrait de prendre Saint-Quentin.
Et le frère du roi se montrait alors enclin à soutenir sa que- \