partie du mois de juillet
1. Lettres, IV, p. 225. — Foires accordées au seigneur de Davenescourt (Ord., XVII,
3. Ibid., p. 232; Don de 13 1. 165. « pour leur may aux filles de joye suivant la cour » (Bibl. nat., ms. fr. 32511, fol. 314). — Remboursement aux francs-archers qui gardent Montdidier (1bid.). Voir Arch. de la ville d'Amiens, BB. r1, fol. 16".
4. Lettres, IV, p. 236. Cf. Bibl. nat., ms. fr. 20497, fol. 24,
5. Concession de sel aux religieux de Saint-Barthélemy, puisque les chanoines avaient longtemps chanté une messe solennelle pour la prospérité du roi et du royaume. (Ord., XVII, p. 425.)
6. Lettres, IV, p. 228. — Fondation d'une messe de Notre Dame en l'église de l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Victoire, près Senlis (Bibl. nat., ms. fr. 32br1, fol. 314V0).
7. Voir l'itinéraire : Noyon le 18 juin, Compiègne le 20, la Victoire le 21, Senlis le 23, Paris le 24, Chartres le 27, le Puiset le 28, Artenay le 29, Orléans le 30, Cléry le 2 juillet, Meung-sur-Loire le 3, Montils-lez-Tours le 5. Des Montils, le roi: accorde un nouvel octroi à Saint-Laud du 10° du monnayage « pour l’onneur et reverence du fust de la vraye croix de Nostre Seigneur Jésus Christ » (Ord., XVII, p. 437). — Le 3 octobre 1471, le roi et Charles confirmeront les traités d'Arras, de Conflans,
de Péronne (Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 171).
LS
Louis demeure à Tours, aux Montiis, au Plessis, à Amboise, parfois à Orléans. Il attend les événements et se recueille. Il prévoit qu'il va lui falloir beaucoup d’argent et s'avise qu’on pourrait en trouver dans les mines du royaume. Elles sont mal exploitées. Il y a des mines d'or, d'argent, d'étain et d'azur en Dauphiné, dans le comté du ‘Valentinois, dans le Diois, en Roussillon, en Cerdagne. Louis en a été averti : maiselles sontsans rendement, faute de bonnes ordonnances et par manque d’habiles ouvriers. Le roi veut y faire travailler, comme onle fait en Allemagne, en Hongrie, en Bohême, en Pologne, en Angleterre et ailleurs. Aïnsi les ateliers monétaires ne chômeraient plus faute de matière. Et Louis donne des privilèges aux ouvriers, aux étrangers. La déclaration des mines deviendra obligatoire. On indemnisera les propriétaires. | |
Quels sont ceux qui l'ont renseigné? Des étrangers, sans doute. Car Louis eut près de lui des mécaniciens allemands. Il va réunir la Rochelle à la couronne, et spécifie hien qu’elle est « chambre de roy », que les habitants auront toujours le droit de trafiquer avec les étrangers, les gens de la Hanse
1. Ord., XVII, p. 41 (septembre 1471). Cf. Sur la recherche des paillettes d'or, ibid., p. 483 (23 mai 1472). Sur les Allemands qui exploitent les mines de Couscrans (Ord., XIX, p. 105). Cf. Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 151.— Voir la lettre de Guillaume Cousinot relative aux mines. (Bibl. nat., ms. fr. 20485, fol. 75.)
qui ont leurs comptoirs dans le port, même s'il y avait guerre contre eux !. |
Les projets d'union de son frère avec Mlle de Bourgogne l’inquiètent toujours un peu. Une fois de plus, Louis veut le marier, et il a pensé à la fille du comte de Foix*. — Pourquoi Charles a-t-il remis son sceau au duc de Bretagne * ? Que le saint Père, du moins, ne le dégage pas du serment qu'il lui a prêté et dont Louis envoie.te double à Laurent de Médicis {. — Colette de Chambes, la dame de Thouars, est une veuve dont Louis a fait saisir la succession. Mais Colette s’est jetée dans les bras de Charles de France; elle est devenue sa maîtresse®. L'époque commande beaucoup de prudence. « Et doit on estre sage ou temps qui court, especialement que on est sceur d’estre trompé avant la main.» Louis voudrait bien voir la paix régner entre Philippe de Savoie, Yolande et le duc de Milan’. Charles de France va-t-il trahir une fois de plus? Il intrigue avec le comte d'Armagnac*. |
Enfin, une bonne nouvelle! Monseigneur de Guyenne va de mal en pis. On l’a porté en litière à Geaune, sur le « bort des pays du comte de Foix° ». Le roi ne veut toujours que la paix; et il dit qu’il a confiance dans la parole du duc de Bourgogne. Ah! si Charles le Téméraire s’engageait à renoncer à l'alliance des ducs de Bretagne et de Guyenne, à marier sa fille Marie avec le dauphin, le roi lui restituerait bien Saint-Quentin et Amiens! Du moins il le laisse croire f°.
Mais Colette de Chambes, dame de Thouars, mourait sur
1. Ord., XVII, p. 488. — On l'avait vu, le 24 décembre 1468, imposer sur le Poitou une somme de 1000 1. destinée à payer les chaussées et écluses établies sur la Sèvre pour faciliter la navigation jusqu'à Niort (Arch. nat., K. 30, n° 49).
2. Lelires, IV, p. 257. Lenglet du Fresnoy, Preuves, IIT, p. 160, 164, 169.
. Ibid., p. 264. — 4. Ibid., 265-266, 305. | . Ibid. p. 295.— 6. Ibid., p. 257. Cf. ms. fr. 325717, fol. 313. . Tbid., p. 277-2799. — 8. Ibid., p. 281.
9. Lettres, IV, p. 285. — Gcaune, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Saint-Sever (Landes).