‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 89 sur 289 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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ces entrefaites!, et son amant, Charles de France, a toujours les fièvres quartes, Alors Louis envoie le héraut Normandie vers le duc de Bretagne. Il n’ignore pas ses préparatifs de gucrre, qu'ila mis garnison à Clisson *?. Mais François IT accuse de son côté les marins normands de courir sur les Bretons, dénonce les menaces de guerre contre lui et son allié Charles de Guyenne : ilaffirme sa résolution de le secourir*.

On demeure donc sur l’expectative. Ne rien entreprendre avant qu'il donne de ses nouvelles, telle est la consigne du roi’. Il veut régler la question de la succession de Savoie. Sa pensée est « que toujours la maison s’entretiensist en bonne prosperité pour la seureté de mes nepveuz et en maniere que nulz estrangiers n’y entreprensissent chose qui feust à leur dommaige*». Louis gagnera à cheval en toute diligence la Rochelle®, si c'est nécessaire, et il va partir pour aller à son pèlerinage du Puy-Notre-Dame’. Mais le moine qui dit les heures de son frère lui a fait savoir que Charles de France n'avait guère plus de quinze jours à vivre : « dont je me suis fort esbay, et m'en suis seigné depuis la tesie jusques aux piez », dira-t-il au grand maître. Le 18 mai, le roi publiait prématurément la nouvelle de la mort de son frère « dont Dieu ayt l'ame » ; et il annonçait aux gens de Bayonne qu'il allait les prendre sous sa proteclion?. Louis peut y voir la vengeance de Dieu, le pouvoir de la croix de Saint-Laud. Car il y avait déposé les preuves écrites de la trahison nouvelle du duc de Guyenne !°. Mais Charles était bien mort et Jean, comte de Foix, avait avancé les frais de ses obsèques !.

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