‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 93 sur 289 · Lellres, V, p. 4, 56. — 4. Lettres, V, p · texte numérisé non relu

Lellres, V, p. 4, 56. — 4. Lettres, V, p

5. Commynes, 1, p. 230-234. — L'accusation est lancée au camp, devant Beauvais, le 16 juillet 1472. C'est une arme de guerre (Lenglet du Fresuoy, Preuves, III, p. 198). Le roi écrira aux Florentins pour les informer des progrès de sa politique. La mort de son frère a amélioré sa situation, jusque-là critique. Il sera bientôt à même de leur porter secours (Desjardins, I, p. 157). — Voir le procès de Jourdain Faure, abbé de Saint-Jean-d'Angély, et d'Henri de la Roche, accusés d’avoir empoisonné Charles de France (Bibl. nat,, me. fr. 6980, fol, 237, en 1473). La pêche empoisonnée est une légende (H. Stein, p. 452).

. Le roi assiège Champtocé à grand renfort d'artillerie, La ville est prise, et Louis invite ses «vieux gouverneurs », ceux de Roussillon et d'Anjou, à venir y dîner ?. Mais Charles de Bourgogne est maintenant devant Beauvais.

Louis a donné l’ordre au connétable de défendre le pays. Il annonce à l'évêque de Beauvais, Jean de Bar, sa prochaine arrivée et il lui demande de garder la ville avec le concours. des habitants*; il dit sa confiance dans la loyauté des gens de Laon envers la couronne de France “. Que le grand maître défende surtout la « bonne place » de Compiègne, et que l'on « désempare » tout ce qui n’est pas défendable : « Car, en bien gardant les bonnes places, et que les gens d'armes ne se perdent point, au plaisir de Dieu et de Nostre Dame, nous recouvrerons bien le surplus. Monseigneur le grant maistre, je vous prie que, entre vous, qui estez par dela, advisez à frapper quelque bon coup sur le duc de Bourgongne. »

Le roi Louis ne « chôme » pas au Plessis-Macé. Il rassemble l'artillerie d’Angers*, ordonne la marche sur Pouancé, assiège et soumet Ancenis’. « Ceulx de la place sont venuz devers moyet se sont mis en mon obeissance, Dieu mercy et Nostre Dame ; et est une grant entrée en Bretaine, car c’est une belle place et forie, et l’avoient bien remparée de nouveau les Bretons. J’ay bien entencion, au plaisir de Dieu et de Nostre Dame, de tirer en ayant; et croy que ceulx du pays ne me feront pas du pis qu'ils pouront, car vous ne veistes onques si mauvais Bourguignons qu'ils sont. »

Ainsi combat le roi Louis; et il entrevoit déjà la réconciliation avec la Bretagne. |

De loin, il réconforte ceux qui combattent pour lui à Beauvais: « Incontinant vous iray secourir et vous meneray une

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