‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 110 sur 137 · DOULEUR DE LOUIS XIII · texte numérisé non relu

DOULEUR DE LOUIS XIII

demeura exactement dans la même voie ; loin de dévier ni de reculer, on continua à s'avancer grâce au même système vers le même but. Il n'y eut qu'un trës-^and homme de moins.

Dès que Louis XIII apprit la fatale nouvelle, ses yeux se mouillèrent de larmes^; mais, dominant sa douleur : « Les ennemis de la France, dit-il, n'en tireront aucun avantage ; tout ce qui est commencé se continuera'. » Cette parole nous vient d'un témoin peu suspect; nous la trouvons, en effet, dans les lettres jusqu'à ce jour inédites d'Henri Amauld s'adressant à un ami exilé, dont il doit par conséquent s'efforcer d'encourager les espérances. Le 40 décembre, Henri Amauld lui écrit : « Je ne vois pas que la sortie des prisonniers ni le rappel des éloignés soient sy prests que l'on le croyoit. » Et le 14, il achève de dissiper les illusions de son ami par ces mots non moins significatifs : « Il ne paroit encore icy nul changement dans la conduite du gouvernement Le roi témoigne êti^e importuné de ce grand

grand monde qui va maintenant à S^-Germain et a dit il y a deux jours qu'il ne voyoit pas pourquoi on s'y pressoit tant, qu'il n'y avoit rien à gagner pour eèux qui y alloiènt et qui s'imaginoient que la mort de M. le cardinal avoit apporté du changement, mais qu'il n'y en avoit point. » — « Le roy agit extresmement et est trës-intèlligent dans ses affaires, »

I M Cette nouvelle, portée aux oreilles de Sa Majesté, tira des lannes de ses yeux, » lisons^nous dans le Journal de ce qm s'est fait et passé, etc., p. 7.

* Lettres d'Henri Arnauld, déjà relatées. Bibliothèque nationale, fonds français, t. 20635, Copies. Lettre du 6 décembre 1642.

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