‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 122 sur 137 · EN FAVEUR D ANNE D AUTRICHE · texte numérisé non relu

EN FAVEUR D ANNE D AUTRICHE

le chancelier, les ministres, lés principaux officiers de la couronne\ Après s'être entretenu avec la reine, Gaston et le prince de Condé, Louis XIII fait ouvrir les rideaux de son lit, et, d'une voix assez forte, adresse quelques paroles à ceux qui l'entourent. Puis, sur son opdre, la Vrillière lit la « Déclaration pour la régence et l'administration du royaume' ». Pendant cette lecture, que la Vrillière interrompt souvent par ses sanglots, tout le monde est debout au* tour du roi couché et de la reine assise sur une chaise

* Relation de ce qui s'est passe' jusqu'à présent de plus mémorable en la maladie du roi, publiée dans la Gazette de France du 30 avril 1642. — Mémoire fidèle des choses qui se sont passées, etc,

* Bibliothèque nationale, manuscrits, fonds français, t. 10,206, pièce 31, fol. 269. Voici les parties essentielles de cet acte : <( ... Nous avons ordonné et nous ordonnons, voulons et nous plaist qu'advenant nostre décès avant que nostre fils aîné le Dauphin soit entré eu la quatorzième de son âge ou en cas oue nostre dit fils le Dauphin décédast avant la majorité de nostre second hls le duc d'Anjou, nostre très-chère et très-amée épouse et compagne la reine mère de nos enfants soit régente en France, qu'elle ayt l'éducation et l'instruction de nos dits enfants avec l'administration et gouvernement du royaume tant et si longuement que durera la minorité de celui qui sera roy avec l'advis du conseil et en la forme que nous ordonnons ci après ; et en cas que ladite dame reine se trouve après nostre décès et

Sendant sa régence en telle indisposition qu'elle eust sujet d'appréhender de nir SCS jours avant la majorité de nos dits enfants, nous vouions et ordonnons qu'elle pourv'oye avec l'advis du conseil que nous ordonnons ci après à la régence, gouvernement et administration de nos enfants et du royaume, déclarant dès à présent que nous confirmons la disposition qu'en sera ainsi par elle faite et voulons qu'elle porte son plein et entier effet comme si elle avoit été ordonnée par nous... Nous ordonnons qu'après notre décès notre frère le duc d'Orléans soit lieutenant général du roy mineur en toutes les provinces du royaume, pour exercer pendant la minorité ladite charge sous l'autorité de ladite dame régente et du conseil, ce nonobstant la déclaration registrée en notre cour du parlement qui le prive de tpute

administration dans nostre Estât Nous avons jugé a propos d'établir un

conseil près de ladite dame reine régente par les avis duquel et sous son autorité les grandes et importantes affaires de l'Estat soient résolues suivant la pluralité des voix. Et pour dignement composer le corps de ce conseil nous avons estimé que nous ne pouvions faire meilleurs choix pour estre ministres d'Etat que de nos très-chers et très-ainés cousins le prince de Coudé et le cardinal Mazarin, de nostre très-cher et trèS'féal le sieur Séguier, chancelier de France, garde des sceaux et commandeur de nos ordres, et de nos très-chers et bien amés les sieurs Bouthillier, surintendant de nos finances et grand trésorier de nos ordres, et de Chavigny, secrétaire d'Estat et de nos commandements. Voulons et ordonnons que nos très-chers et très-amés cousins les princes de Condé et cardinal Mazarin soient chefs dudit conseil «ous l'autorité de ladite dame reine régente... n

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