‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 121 sur 137 · DÉCLARATION ROYALE TOUR LA RÉGENCE · texte numérisé non relu

DÉCLARATION ROYALE TOUR LA RÉGENCE

geuls furent écoutés qui surent paraître les partager. De Noyers, qui n'évita pas assez d'effaroucher les susceptibilités du roi et qui eut le tort, se croyant indispensable, d'agir et de parler comme un person* nage nécessaire, fut disgracié ^ Mazarin se montra plus circonspect. Tout en faisant savoir à la reine qu'il agissait au mieux de ses intérêts, parce qu'il fallait avant tout obtenir la régence, il conseilla au roi de donner à Anne d'Autriche un pouvoir purement nominal et de lui imposer un conseil sans l'avis duquel elle ne pourrait prendre aucune décision. Bazin croit que cet avis, qui prévalut, venait de Richelieu lui-même'. A cet égard, on en est réduit à des conjectures. Mais cette opinion a tous les caractères de la vraisemblance. Il est naturel de supposer que Richelieu, sachant la santé du roi trës-ébranlée, et voulant se continuer par Mazarin, ne s'est pas contenté de le désigner comme son successeur, mais encore qu'il a tenu, par une prévoyance logique, à lui assurer, pendant le nouveau règne, la plus grande part dans le gouvernement. S'il en est ainsi, et nous inclinons à le croire, l'ombre de Richelieu a présidé au grand acte accompli dans l'après-midi du 20 avril

Vers deux heures, entrent successivement dans la chambre du roi, Anne d'Autriche conduisant ses deux jeunes enfants, le duc d'Orléans, le prince de Condé, les maréchaux de France, les ducs et pairs,

> Gazette de France du 18 avril 1Ô43.

* Hietoire de France tout Louit XI li et le ministère du cwrdimU de Mm» par M. Basin, t. III, p. 903*

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