‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 31 sur 137 · MALADIE DU ROI EN · texte numérisé non relu

MALADIE DU ROI EN

qu'il était solidement fondé sur Testime et Tamitié de Louis XIII.

La guerre de la succession de Mantoue, allumée en 1629, avait été reprise en 1630. Richelieu, qui avait commencé seul cette campagne, avait été rejoint par le roi en mai 1680. Celui-ci le suit en Savoie, mais la peste Ten éloigne au mois d'août. Échappé à la contagion, il est tout à coup atteint à Lyon, où il s'est retiré, d'une fièvre qui, commencée le 22 septembre, se complique le 29 d'une dyssenterie qui Tépuise*. L'invasion de ce dernier mal, produite par une de ces médecines dont on était alors très-prodigue, est si violente et ses effets si prompts, qu'à minuit les médecins désespéraient de sauver le moribond. Ce fut là le véritable danger que courut Richelieu en 1630. Il faillit perdre son puissant, son unique protecteur. Louis XIII mort, c'en était fait de l'exécution des vastes projets du grand ministre. Anne d'Autriche, régente, a pu, en 1643, trouver dans l'amour maternel la vue exacte des véritables intérêts de son jeune fils. Mais, en 1630, elle n'était pas mère, et la couronne tombait sur la tète du léger, de l'inconsistant Gaston, du pire adversaire de Richelieu. Par bonheur, au moment même où l'on va donner au royal malade l'extrême-onction, au moment où l'on est sur le point de saigner, et pour la septième fois en une semaine, ce corps épuisé, la vraie cause du mal se manifeste. Un abcès crève, se vide ; le ven-

< lettre de Richelieu au maréchal de Schomberg, du 25 septembre 1630. Lettre du P. Suff^en. ronfoHKOur de Ix>uit XIII, au V. Jacquinot, supérieur de la maison profesbe de Paris, du l" octobre 163U.

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