‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 90 sur 137 · CLXXXIII · texte numérisé non relu

CLXXXIII

De Versailles, ce 30 octobre 1637.

J envoyé ce gentilICme exprès pour savoir de vos nouvelles, le ffentillôme de M. de Chatillon ma dist quil y avoit quantité de fourages dans le camp, il seroit a propos ae les faire mettre dans la ville parce que il est nessessaire ay tenir i 50 ou 200 chevaux de garnison cet hiver ', je ne voy pas que M. de Chatillon ait grande envie dataquer Ivoy ', jay plusieurs choses a vous mander si M. de Noyiers na que faire vous me fériés plesir de me lenvoyier se soir sur les 4 a 7 heures. Louis. — (Ibid.y foL 255.)— (Oni/mo/.)

De Crosne, ce 3 novembre 1637.

Je VOUS envoyé dans ce paquet la lettre pour ma sœur, je lay escrite de ma main ^.

Je suis très aise de M'* les Holandois se résolvent de faire quelque chose de bon lannée qui vient, il les faut conforter en cette bône résolution.

Je ne me porte pas trop bien, je men vas prendre un petit remède, et encor un demain matin. Louis. — (Ibid,, fol. 236.) — {OiHginal.)

* Ia siège de Damvillers, près de Montmédy, que dirigeait le maréchal. La ville fut prise le 27 octobre.

* D'après la Gazette du 30 octobre, c'est le sieur de Fontenay qui venait d'apporter la nouvelle de la prise de Damvillers.

< En même temps que le maréchal enlevait Damvillers, les ennemis %W' prenaient Ivoy. près de Sedan. Ce petit échec pour les armes françaises froissa profondément Louis XIII, oui, à plusieurs reprises, insista auprès du maréchal de Chatillon pour que celui-ci essayât de reprendre la ville : mais le maréchal, fatigué par la campagne, refusa, et ni le roi ni HichWieu w purent vaincre sa résistance sur ce point. Le maréchal voulait prendn* %ck quartiers d'hiver, et il les prit malgré la volonté contraire do Louis XI 11. Cela montre assez quelles résistances Richelieu avait k vaincre de la part d'une noblesse altière et encore trop indépendante. (V. Papiers de BicAettrm, t. Y. p. 879.) Cette ville d'Ivoy est la moderne Carignan.

* lit duch<*sse de Savoie, qui était malade à ce moment. Nous n'avo&a pas cette lettn*, et ello n'a pas été publiée.

DE LOOIS XIII A RlCHEtlEC. 3^7

De Versailles, ce 8 novambre 1637.

Je VOUS avois mandé avant ier que je n'arriverois en ce lieu que aujourduy mais le vent sestant mis avant (hier) au soir dans son trou qui est a dire au mauvois temps par lavis du marauis home a ce cognoissant je me résolus de venir dès ier coucner en ce lieu pour éviter ledit mauvois temps quil devoit faire et sauver la vie a mes oiseaux qui fussent morts par les chemins si ce temps nous y eust trouvés, nous asisterons aujourduy M. le curé a dire vespres et je vous iroy voir demain en men alant a la garnison, je me portes fort bien grâces au bon dieu et suis fort gailart. Louis. — {Ibid,, fol. 258.) — {Original.)

De Versailles, ce 8 novambre 1637.

Je ne manqueroy pas de me randre a Ruel demain entre une et deux heures après midy*.

Le voyage de M. de Noyiers a Paris pour les car tiers diver est très a propos, nous serons bien empêchés, ou faire subsister nos troupes sans ruiner les pais ou elles seront, il faudra faire tout ce que on pourra pour Tempescher. Louis. — [Ibid,, foL 2ol.) — {0ngmal.}

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