CLXXXI I
De Crosne, ce 12 octobre 1637.
Je suis bien fâché de quoi on a abandonné si tost Maubeuge et perdu tous les vivres que nous avions dedans , Savi^ac ma dit que il ne faloit plus atandre que cette armée peut rien faire cette ânée de ce costé la ', cest pourquoy il faut songer a faire réusir lentreprise de M. de Ghatillon en luy envoyiant un ranfort de cavalerie le plus promptement que laire ce poura • jay
môme suscription ^ue toutes celles que nous avons déjà données s « JPour mon cousin le cardmal de Richelieu. » Cette lettre prouve que si Richelieu fit toujours surveiller Anne d'Autriche, il ne le fit que du plein consentement de Louis XIII, qui voyait toujours en la reine une Espagnole, alliée naturelle des ennemis de l'extérieur comme de ceux de l'intérieur. En éloi' snant d'Anne d'Autriche tous ceux qui la portaient à intriguer contre Richelieu, Louis XllI croyait défendre non-seulement son ministre, mais aussi les intérêts de la France et ceux de son autorité royale.
1 Le comte d'Olivarès, duc de San-Lucar, premier ministre et favori de Philippe IV, se faisait appeler le Comte-Duc.
* Le cardinal de la Valette, après ses ](^remiers succès, venait de laisser le cardinal-infant lui enlever Maubeuge.
& C'est sur la Meuse que le maréchal de Châtillon opérait. Le lendemain, 13 octobre, Richelieu écrivait au cardinal de la Valette pour lui donner Tordre «d'envoyer une partie de ses troupes au maréchal de Châtillon : « Un des Elus grands profits du reste de cette campagne, lui disait-il, est de prendre laravilliers. » (V. Papiers de Richelieu^ t. V, p. 1061.)
chargé Savignac de vous le dire et encore quelque autre pettite chose, je vous dis encor quil faut apuier fortement le siège de M. de Ghatillon*. Louis. — (Ibid., fol. 2S3.) — (Ortflfmo/.)