‹ Louis XIIIChapitre 106 sur 166 · M. de Nouveau était directeur général des postes · texte numérisé non relu

M. de Nouveau était directeur général des postes

Lettre 296. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Tiipin.-(CLVII.1

I. Le comte d'Alais était Louis de Valois, fils du duc d'Angoulèmc 11 nmurut en 1653.

(Jn ne saurait faire meilleur choix que Je Moison - pour commander Jans \'erdun.

Je trouve très bon que l'un donne le drapeau blanc' aux régiments de la 2o'' compagnie, et ce que je vous ai mandé n'a jamais été avec l'intention de ne leur pas donner.

Je me rendrai demain h Juvisy % à 6 heures du soir.

Louis.

Versailles, 17 juillet 1636.

Je ne saurais vous témoigner le déplaisir que j'ai reçu de la mort de .M. Hepburn'; ce sera une grande perte pour cette arméclà; il faut pourvoir promptement à empêcher le débandemcnt de son régiment, et écrire au cardinal de la \'alette ' d'en prendre soin, attendant que nous ayons trouvé quelqu'un qui le puisse maintenir. Saverne' étant pris, comme je le crois, à cette heure, cette armée sera libre pour faire ce que l'on voudra.

Je suis bien empêché pour un maréchal de camp ; j'y songerai entre ci et demain que je me rendrai à Paris. Pour M. de Candale, je trouve bon qu'on le mande. Pour celui qui a pris la Capelle', il } a une compagnie vacante dans Rambures, laquelle on lui peut donner. Pour les deux compagnies de Sénecterre, on les peut envoyer au cardinal de la ^'alette, pourvu qu'ils puissent passer sûrement.

Tout le monde dit ici que j'ai envoyé arrêter le baron du Bec.

Louis.

Chantilly, 6 août 1636, 9 heures soir.

Je logerai mardi l'armée qui vient de Bourgogne, en sorte, que elle sera prête à

passer ou à Compiègne ou à Pont, comme vous le jugerez à propos ; mon opinion

2. Mdis.in, maréchal de camp, avait été nommé gouverneur de Verdun.

3. Le drapeau blanc, étendard personnel du roi, était donné à titre honorifique à certains corps de troupe, qui n'en avaient pas moins leur drapeau ou étendard personnel servant de ralliement. — 4. Juvisy, au sud de Paris, sur la Seine.

Lettre 297. — Archives de Chantilly.

I. John Hepburn, dit le colonel Hebron. commandait le régiment écossais de Douglas au serv'ice de la France. 11 venait d'être tué au siège de Saverne. — 2. Le cardinal de La Valette, commandant l'armée française dite d'Allemagne alors en Lorraine et en Alsace. On signale encore ici que les régiments et compagnies sont désignés en général par les noms de leur propriétaire.

3. Saverne en .\lsace. — .]. La Capelle, en Picardie, avait été reprise sur les Espagnols.

est que on en fasse passer à Compiègne, pour joindre M. le Comte, le plus grand corps de cavalerie, et encore 2000 hommes de pied, et que l'infanterie de Dôle', et la nouvelle avec le canon qui vient de Paris passe à Pont -, après que les troupes de M. le Comte seront logées à Neuville-le-Roy et aux environs; comme je vous l'ai mandé cette après dînée, nous pouvons toujours loger delà l'eau, en attendant toute notre infanterie, comme la plus grande part y est déjà, sans qu'elle courre aucune fortune, le pays étant avantageux pour l'infanterie, le canon passera en demi-jour. Le principal est les vivres, auquel je ne vois pas qu'il y ait grand ordre, ni nombre de chariots pour suivre l'armée. Il faut aussi faire donner de l'argent à notre nouvelle cavalerie en passant l'eau, autrement il est à craindre qu'elle ne se débande.

Louis.

s. 1., août 1636 '.

Mon cousin, yi. de Chavigny vous rendra compte de ce que j'ai ordonné pour Amiens, et du refus que AL de Charost a fait de donner des armes pour deux régiments que ceux de la ville voulaient lever et payer. Je me suis chargé de vous mander les petites nouvelles. Moulinet est revenu ce matin de la guerre, lequel a ramené trente prisonniers et cinquante chevaux.

Les prisonniers disent que Piccolomini délogea avant-hier de Damery près Gournay, et alla loger à Rosières-, près Erbonnière', qui n'est qu'à deux lieues de Corbie.

Un paysan assure être parti du camp des ennemis jeudi au soir, à la nuit, qui dit que ceux de la ville tiraient fort, ce que je ne crois pas. Comme j'ai quitté M. le Comte proche Verberie', un de mes chevaux légers est venu de Compiègne, qui nous a dit que Saint-Preuil venait d'arriver, qui est un mauvais signe; M. le Comte m'en mandera des nouvelles demain matin. J'ai commandé le chevalier de Treilly pour aller à la guerre cette nuit.

Lettre 298. — Archives de Chantill)-.

I. Qui vient de Dole, dont on levait le siège. — 2. Pont-Sainte-Maxence, sur l'Oise.

Lettre 299. — Archives de Chantilly.

1. Probablement de Verberie, pendant le voyage de reconnaissance du roi. On remarquera dans cette lettre, comme dans toutes celles relatives aux événements militaires, la précision des nouvelles, des instructions ou des ordres donnés par le roi. Il reconnaît lui-même les points importants et particulièrement les passages de rivière que l'absence générale de ponts, à cette époque, rendait particulièrement difficiles. Il serait trop long de donner des détails sur toutes les localités ou toutes les personnes citées dans ces lettres, on ne signalera que les principales.

2. Localités de Picardie en arriére de la ligne de la Somme. — 3. Verberie sur l'Oise, entre Compiègne et Pont-Sainte-Maxence.

J'ai visite la rivicre d'Oise" depuis Verbcrie jusque ici ; il ny a que deux endroits qui leur soient favorables pour faire un pont; l'un est vis-h-vis du bois des Ajeux, à une licuc au-dessus de Pcmt, l'autre est vis-à-vis de l'église de Brenouillc. .le ne crois pas qu'ils essaient pourtant d'y passer, parce que nous avons la cote de notre côté, qui commande, non à la rivière, mais à toute la plaine à la

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