SUR LA PRISE DE LA ROCHELLE
D'après la gravure d'Abraham Bosse. — Cabinet des Estampes, Bibliothèque Nationale.
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à Orléans, le mener avec nous en Champagne ; encore n'y aurait-il nulle sûreté que, quand il aurait passé toutes les rivières avec nous, il ne s'allât jeter avec .M. le Comte.
Bref, après y avoir bien pensé, je ne vois que Tun des deux premiers moyens de quoi on se puisse servir; de laisser traîner l'affaire en longueur, je n'en suis nullement d'avis.
Je ne vois pas que, si mon frère était allé en Angleterre, ce qui nous en peut arriver de grand dommage. Pour la paix, les ennemis s'y porteront plus tôt, mon frère étant hors du royaume, que si il y demeure mal intentionné, comme il sera toujours assurément, ayant auprès de lui les personnes mal intentionnées qui y sont à présent, et qu'on ne lui fera jamais éloigner de son bon gré.
Pour le royaume, il est si décrié que pas un gouverneur, étant hors, ne se fiera en lui, si ce n'est l'ol Marco Stercoliii ; encore, ne pensé-je pas qu'il voulut faire cette trahison, ce qui fera bien plus tôt Monbroche sourdaut Miclot. Au reste. sa garloiie ne racle soin vol ferre ne recrache lor roi porl, irerlolant nintre signati stercols, blereau rai pansante on fiche magari hur porl.
Il n'y a point de doute que qui pourrait prendre sûreté en mon frère, le droit du jeu serait de s'accommoder avec lui pour aller à l'autre; mais n'y en voyant que par les 2 premiers moyens, je conclus qu'il faut que nous nettoyons le dedans cependant que nous en avons le loisir, et que .'\I. le Cardinal de La ^'alette- et M. de Chatillon tiennent tète à .M. le Comte, cependant que nous pourrons mettre fin à l'affaire de mon frère le mieu.x que nous pourrons, rai en roi ualant rip perroce, rat riproqnetie rai vol saugrant romo bac glane c\ dessus.
Ou considérer sur le 4^' point, si il ne vaut pas mieu.x qu'il manque à sa parole donnée authentiquement en allant joindre .M. le Comte, que de nous promener par le royaume en le suivant, cependant que .M. le Comte, joint avec les Espagnols, entrerait dans la Champagne, comme j'ai dit ci-dessus. Au cas de raccommodement, il faut qu'il chasse d'auprès de lui tous ces petits .Messieurs de son conseil.
Louis.
Dangu ', 10 mars 1637.
J'envoie ce gentilhomme pour me rapporter de vos nouvelles, lesquelles je prie le bon Dieu être telles que je les souhaite.
2. Le cardinal de La Valette, qui commandait toujours larmée de Lorraine, avait reçu l'ordre de se préparer à marcher contre le comte de Soissons.
Lettre 331. — .\rchives de ChantQly.
I. Dangu sur lEpte, prés Gisors en Normandie, actuellement commune du département de IKure.
Je ne vous manderai rien des affaires de Rouen, croyant que M. le Chancelier vous en tient averti; seulement je vous dirai qu'ils sont fort étonnés de voir le régiment des gardes dans la ville.
J'ai envoyé 2 maîtres des requêtes visiter les garnisons de cette province pour les faire vivre avec ordre, m'ayant été dit qu'ils prenaient la contribution et ne payaient point dans leurs garnisons. L'Espine- est allé avec eux pour faire en même temps les revues des compagnies pour régler la contribution selon leur force. Les 2 maitres de requêtes sont Choisy, de Cany, en Basse Normandie, et Gobelin ', autour de Rouen.
M. le Chancelier me dit hier qu'il fallait que je demeurasse ici douze jours pour voir l'enregistrement des édits et le commencement des exécutions, ce que je ferai volontiers, ce pays étant parfaitement beau pour toutes sortes de chasse.
Il court ici un bruit d'une défaite de Gotz par Baner'. Je me porte bien, grâce au bon Dieu.
Louis.
Dangu, 13 mars 1637.
J'ai vu par la lettre de mon cousin le comte d'Harcourt ', ce qui s'est passé en son voyage, qui n'est pas grand'chose. Je crois qu'il faut envoyer diligemment ordre à AL de Bordeaux- de passer promptement en la merde deçà, avec 20 vaisseaux, comme nous avions déjà résolu ci-devant.
Sur la nouvelle de cette bataille et Gallas'' s'en allant vers le Danube, si on pouvait envoyer le duc de Weimar ' dans l'Alsace ou dans le Palatinat, je crois que cela pourrait faire bon effet, tant pour soulager nos terres '' que pour faire diversion en ces côtés de deçà, comme Baner le demande. Quoi que la mort de l'Empereur soit arrivée un peu plus tard, toutefois je crois que cela pourra apporter quelque changement dans l'Allemagne, non si grand qu'il eut fait avant l'élection du roi des Romains.