‹ Louis XIIIChapitre 124 sur 166 · M. de Nouveau, directeur général des postes · texte numérisé non relu

M. de Nouveau, directeur général des postes

I. On voit combien les résolutions de M. le Comte étaient variables et combien les négociations traînaient en longueur.

nier. J'ai très bonne opinion de Landrecies, si les choses sont comme les rapporte ce lieutenant de Turcnnc.

Je vous irai voir demain. Louis.

Madrid, ce 20 juillet 1637.

Je vous envoie dans ce paquet la lettre pour M. le Comte. J'ai donné ordre à La Ferté, mon aumônier, de vous aller trouver pour savoir de vous l'ordre qu'il doit tenir pour l'e.xécution de l'affaire pour laquelle il va à Sedan'.

Je vous renvoie aussi dans ce paquet l'extrait que vous m'avez cnvové des

armes qui doivent entrer en France.

Louis.

Madrid', 10 août 16^7, 7 heures du matin.

Comme hier au soir je m'allais mettre au lit, le petit Lalande me vint dire que la reine - lui avait dit qu'elle ne pouvait venir à Chantilly plus tôt que mercredi ou jeudi, parce que son bagage n'était pas prêt ; je lui dis que ce n'était point cela, et que c'était qu'elle voulait tenir cercle à Paris deux ou trois jours.

Je trouve étrange ce changement, car elle m'avait dit avant-hier au soir

qu'elle serait mardi à Chantilly sans faute. Jai cru vous devoir donner avis de ce

que dessus.

Louis.

Ecouen', 10 août 1637, 8 heures du soir. J'approuve votre proposition sur l'affaire que vous savez ; j'envoie Dumont ■

Lettre 384. — .Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-vCLXXVIII.) I. Sedan sur la Meuse, résidence de M. le comte de Soissons. Comme on le verra plus loin, sa soumission, dont le roi était satisfait, ne fut qu'apparente.

Lettre 385. — Archives de Chantilly.

I. Le château de Madrid, prés du Bois de Boulogne; bien cjue fort délabré. Louis XIII l'utilisait comme rendez-vous de chasse. — 2. Cette lettre, comme beaucoup d'autres, prouve l'erreur des faiseurs de mémoires ou des historiens qui prétendent que Louis XIII et Anne d'Autriche avaient cessé toutes relations.

Lettre 386. - Archives de Chantilly.

I. Le château d'Ecouen, au nord de Paris, actuellement maison d'éducation de la Légion d'honneur. — 2. On voit que Dumont était fréquemment emplové comme agent de confiance par Louis XIII et Richelieu.

VOUS trouver pour savoir plus amplement votre pensée sur ce qu'il y a à faire. Je ne crois pas que ce soit l'homme de quoi il est question qui aille prendre les paquets au ^'al-de-Gràce■' pour les porter à celui qui les fait tenir; toutefois, il est bon d'y faire prendre garde.

Au pis-aller, l'affaire se peut faire, comme vous l'avez proposé ; si il vient après la reine, comme c'est sa coutume, M. de Noyers pourra écrire une lettre à L'Hostelneau ' pour l'assister en cas de besoin dans le faubourg Saint-Jacques.

Louis.

Chantilly, 14 août 1637.

M. de Brulon m'ayantdit qu'il vous allait trouver, je lui ai baillé ce billet pour vous faire savoir que je suis en impatience de savoir ce qui se sera passé à Paris, ensuite de la prise de La Porte ', tant au logis dudit La Porte pour ses papiers, que au lieu où M. le chancelier devait aller.

J'ai appris, depuis que je ne vous ai vu, que Chenelle '- entretint l'homme de quoi j'ai parlé ci-dessus deux heures entières dans son petit cabinet, le jour devant qu'il fut arrêté. Elle garda hier le lit tout le jour, disant qu'elle avait mal à la tète ; je m'en rapporte à ce qui en est.

Louis.

Chantilly, le 16 août 1637.

Patrocle' qui arriva hier ici, a tenu de très mauvais discours sur vous et sur moi. Je vous en dirai davantage à première vue et je vous prie de ne dire ceci qu'à AL de Noyers.

3. Le Val-de-Gràce, ancienne abbaye au sud di- Paris, où Louis XIII devait faire élever l'église actuelle en reconnaissance de la naissance du Dauphin. — 4. L'Hostelneau, officier aux Gardes françaises.

Lettre 387. — Archives de Chantilly.

1. La Porte, premier valet de chambre de la reine, fut arrêté le 12 août, au soir, à Paris. Il avait passé dans la journée deu.\ heures chez la reine, qui lui remit une lettre pour M""' de Chevreuse. La reine partit pour Chantill}-, le 12 août, y coucha, et resta au lit, le lendemain 13, se disant malade.

2. Chenelle est le mot de jargon qui désignait dans les correspondances secrètes la reine Anne d'Autriche.

Lettre 388. — Le Père Griftet. — (Topin.-CLXXIX. I. Patrocle, écuyer de la reine Anne d'Autriche.

Je crois qu'il faudra l'envoyer hors de Paris, comme on a fait pour le supérieur, ou le mettre à couvert : le plus tôt qu'on pourra le faire sera le mieux, donnant, comme je le crois, de mauvais conseils à Chenelle -.

Je m'en vas courre le loup h Merlou \

Chantilly. 21 août 1637.

Les six compagnies des Gardes que j'ai commandées, dont il y a cinq vieilles, sont : Miraumont, Castelnau, Le Bourdet, Guébriant, Drouet et Saint-Simon ; ils ne partiront que dimanche de leurs deux garnisons, qui sont Béthisy et Crépy, toutes deux à 4 lieues de Compiègne ; les deux de Suisses qui sont derrière partiront demain pour joindre les Français dimanche.

Il me semble qu'il serait bon de faire interroger La Porte pour savoir ceux de la maison de la reine qui étaient de l'intelligence de M"" de Chevreuse'.

Depuis avoir parlé hier à AL de Noyers du voyage de Monceaux -, il m'en est revenu un laquais qui y était allé mener une lice pour faire relever, qui dit qu'il ya force maladie dans le bourg, non peste, mais force fièvres, et qu'il n'}' a guère de logis qui en soient exempts, qui sera la cause que je n'irai point pour cette année.

J'ai baillé à Legras le mémoire que vous m'avez mandé de lui donner. L'ordinaire de Flandre ^ est venu, à ce que AL de Nouveau m'a dit : je vous prie que je puisse savoir les nouvelles qu'il y aura.

Louis.

Il faut signaler tout particulièrement cette lettre à cause des détails intimes qu'elle donne sur l'attitude de la reine Anne d'Autriche.

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