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On voit que Chavigny était rentré en grâce

Lettre 39). — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-;CL.\.XXL)

I. Le maréchal de Vitr\', gouverneur de Provence. — 2. Les iles de Lérins qui venaient d'être reprises sur les Kspagnnls.

3. Le château de Tigei y. près Corbeil, sur la route de Paris à Fontainebleau, plusieurs fois étape de Louis XIII et rendez-vous de chasse pour la forêt de Sénart.

Lettre 395. — .\rchives de Chantilly.

I. Melun, sur la Seine, au sud de Paris, chef-lieu du département de Seine-et-Marne. — 2. Damvillers. place forte au nord de Verdun, chef-lieu de canton du département de la Meuse. Le maréchal de Chàtillon, qui commandait sur la Meuse, avait reçu l'ordre de s'emparer de Damvillers.

322 LF.TTRES DE LOUIS XIII A K II' H F. [,I K U

Il ne se pouvait mieux faire que de faire jeter dans Doullens ■* les 300 hommes du Havre ; il faut avertir toutes les places de Somme de se tenir en état et prendre garde à eux.

Je ne crois pas que 4000 hommes de pied et 2 000 chevaux puissent faire grand chose, s'ils ne tirent la meilleure partie des troupes qui sont à Mons '• ; c'est pourquoi, en cas qu'ils le fassent, on en peut tirer quelques-unes du camp de .Maubeuge et de devant La Capelle, surtout de la cavalerie. Mon opinion est que si ils viennent sur la Somme, ils attaqueront Ham% dans laquelle il }^ a fort peu de gens ; il serait bon de donner avis à Buisson de se tenir prêt. Je serai demain à Grosbois % à trois heures après-midi ; si vous avez besoin de moi, mandez-lemoi, je vous irai trouver aussitôt h Conflans" ; ou si je n'ai de vos nouvelles, je me rendrai lundi à deux heures après-midi à Conflans. Je vis hier le marquis de Saint-Germain, qui me dit tout le particulier du combat de Piémont.

Louis.

Saint-Maur, 29 septembre 1637.

Comme j'allais envoyer savoir de vos nouvelles, votre gentilhomme est venu, qui m'a assuré, que vous vous portiez mieux que hier. Les mêmes qui m'avaient tenu le discours que je vous mandai hier par M. Bouthilier', m'ont parlé ce matin conformément à ce que M'"" de Chàtillon- a dit à M. de No3'ers.

J'approuve la proposition d'envoyer trois geatilhommes pour faire la levée des 2 000 hommes; je vous enverrai pour cet effet Quinville. ^'arenne, Croisille.

Si on y pouvait envoyer quelques troupes réglées, ce serait bien troupes le meilleur. Je ne suis point d'avis que on retire à cette heure les 1000 chevaux de l'armée de M. de Chàtillon, étant mieux là qu'en quelque autre lieu que on les peut envoyer. Je vous prie de faire savoir à M. le Chancelier que ceux de la chambre des comptes et autres, si il y en a, viennent demain à une heure après midi. Je me porte bien, grâce à Dieu.

Louis.

3. Doullens, dans le département de la Somme. — 4. Mons, dans le Hainaut. 5. Ham, place torte sur la Somme, chef-lieu de canton du département de la Somme. — 6. Le château de Grosbois, à 22 kilomètres environ à l'est de Paris, appartenant au duc d'Angoulénie. 7. Conflans. à l'est de Paris, au confluent de l'Oise et de la Seine.

Lettre 396. — Archives de Chantilh'.

I. Bouthilier, surintendant des finances, père du comte de Chavigny. — 2. M""-' de Chàtillon. femme du maréchal de Chàtillon qui commandait sur la Meuse.

Je vous envoie dans ce paquet une lettre du maréchal de N'itrv, et la copie d'une lettre que .M. d'Halluin' lui a écrite; le tout m'a été baillé par son secrétaire.

Grosbois. 5 octnbrc 1637.

Je VOUS avais mandé hier par M. de Chavigny à que je me rendrais demain à Charonne' à 2 heures après midi. Si il n'y a rien qui presse, je serais bien aise de remettre jusqu'à mercredi, lequel jour je ne manquerai de m'y rendre à 3 heures après midi.

Je me trouvai hier au soir un peu mal. et fus contraint de prendre un petit remède ; à cette heure, je me porte bien et me suis levé dès 6 heures du matin. Si il est venu quelques nouvelles des armées, je vous prie de me les mander.

Louis.

Nous avons celé depuis hier à M. d'Angoulème - la mort de son petit-fils, qui mourut hier après diner. de quoi tous ces gens disent qu^ilsera e.xtrèmement affligé.

Saint-Maur, g octobre 1637.

A cette heure que on sait assurément la mort de ce pauvre Rambures', je crois qu'il est nécessaire d'écrire promptement à Saint-Preuil. pour lui faire savoir mon intention sur le sujet de DouUens-, et aussi envoyer quelqu'un audit Doullens pour conforter ceux qui sont dedans à faire bonne garde et à bien servir jusqu'à temps que celui que je leur enverrai pour gouverneur soit arrivé; autrement il serait h craindre qu'il arrivât quelque accident à la place, sachant la mort de Rambures.

Je ne saurais que je ne vous témoigne encore par ce mot la satisfaction avec laquelle je m'en vais de ce que vous médites hier: je l'avais dès hier au soir dit à

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