‹ Louis XIIIChapitre 129 sur 166 · Le duc de Savoie, beau-frère de Louis XllI · texte numérisé non relu

Le duc de Savoie, beau-frère de Louis XllI

Lettre 402. — Archives de Chantill)-.

I. Le maréchal de Chàtillon commandait l'armée qui opérait sur la Meuse. — 2. Le Cardinal Infant, gouverneur des Pays-Bas espagnols.

3. Bréda. place forteen Hollande. — 4. M™ Christine de France, qui avait épousé le duc de Savoie. On a vu que Louis XIII voulait envoyer un gentilhomme pour savoir des nouvelles de la maladie de son beau-frère.

5. La place forte de Maubeuge avait été surprise par les Espagnols du Cardinal Infant. Louib XIII redoutait que les Hollandais, dont le zèle comme alliés n'était jamais très grand, ne prétextassent de cet échec pour ne plus continuer leur marche en avant. — 6. Le duc d'Halluin, fils du maréchal de Schomberg, chargé d'un commandement à la frontière du Roussillon ; il avait été nommé maréchal de France en cette année 1637.

l'armée de M. de Chàtillon; si la montre n'est partie, il la faut faire partir promptemcnt. M. de Chàtillon la demande fort.

Saint-(iiTmain-Ln-Layi', 22 octubri' 1637.

Je VOUS envoie les lettres' que vous m'avez envoyées, par lesquelles on voit beaucoup de desseins des ennemis: les principales choses que j'y ai remarquées,

sont :

De faire venir les troupes de l'Empereur en Frise- (pour moi je crois que c'est pour faire diversion de Brcda , et dit qu'il a fait toutes les dépèches nécessaires

pour cela.

Témoignant par deux dépèches désirer la paix, se remet sur les passeports à tout ce que ils trouveront à propos en Flandre, pourvu que cela ne touche à sa souveraineté : leur donne ordre de voir si les Ktats ' voudraient traiter h part sans

nous;

Commande à Don Francisco de Melos • de ne bouger d'auprès du Cardinal

Infant pour l'assister en ces occurrences ;

Commande a ses députés qui sont à Cologne^ de n'en bouger, ou du moins s'ils viennent voir le Cardinal Iniant. ils laissent tout leur équipage au dit Cologne ; Mande qu'il enverra en Flandre à la fin de février 6 à 8000 fantassins, italiens ou espagnols; c'est un signe que ils n'ont pas dessein de faire grand chose vers l'Italie et Bayonne, et que leur principal dessein est vers la Picardie et la Champagne '■ ;

Recommande de prendre garde à la côte de Flandre de peur que le Palatm et les Français ne s'accommodent ensemble pour y faire quelque descente.

Je vois aussi le dessein qu'ils ont de mettre leur armée navale de Flandre à 40 vaisseaux et 18 frégates, mais je ne vois pas que ce soit chose faite. Ils mandent qu'ils enverront encore de l'argent pour essayer a peu près à mettre cette armée navale au dit nombre, et me semble que la plupart des vaisseaux ne sont encore

faits.

Il parle aussi d'une déclaration que le Palatin a faite sur la nullité de l'élection de l'Empereur, et a peur que les Hollandais ne se joignent au dit Palatin sur ce

Lettre 403. — Archives de Chantilly.

I 11 s'agit d une série de correspondances (dont plusieurs émanent du roi d' Espagne) enlevées aux Espasn'^.ls et qui donnaient les nouvelles les plus intéressantes sur leurs projets. - 2. La hnse. province du Nord de la Hollande.

z. Les États généraux de Hollande. — 4. Général espagnol.

5. Cologne sur le Rhin. - b. Cette nouvelle, qui indiquait les projets des Espagnols pour la prochaine campagne, était de la plus haute importance.

prétexte et ne l'assistent. Il dit aussi qu'il faut faire en sorte que l'Empereur assiste

le Cardinal Infant de ses troupes comme auxiliaires, s'il ne se veut déclarer

ouvertement contre les Hollandais.

Louis.

Saint-Germain-en-Layp, 22 octobre 1637.

A'ous savez ce que )e vous ai déjà dit sur le sujet de -M. d'Halluin'. estimant qu'il était à propos de faire connaître par effet à tout le monde le gré que je lui sais de s'être conduit avec la chaleur qu'il a fait pour chasser les Espagnols du Languedoc.

Je vous prie me mander encore si vous ne trouvez rien à redire à ma pensée, et en ce cas faire tenir toutes les expéditions prêtes par M. de Noyers, afin que je puisse envoyer un des miens les lui porter.

Je me porte bien aujourd'hui, et vous puis assurer que je suis plus content de

vous que je ne fus jamais.

Louis.

Saint-Germain-en-Laye, 23 octobre 1637.

Si le prince d'Orange' a attaqué Gennepe, il n'y a nul doute qu'il veut attaquer Venloo'-, à ce que croient tous ceux qui ont été en ce pays-là ; Gesvres m'a dit que la ville de Gennepe ne vaut rien et qu'ils la prendront en quatre jours, et que c'est le chemin de Grave à ^'enloo. Il serait bon de voir ce que le cardinal de La Valette pourrait faire si le Cardinal Infant s'éloigne de lui pour aller vers le prince d'Orange. J'y penserai et vous en parlerai demain que je vous irai voir.

J'ai dit à Nogent^ de vous parler de M. de Reims '•, vous me manderez votre

pensée là-dessus.

Louis.

Lettre 404. — Archives de Chantilly.

I. Le duc d'Halluin. fils du maréchal de Schomberg. commandant les troupes françaises avait reçu Tordre de repousser les Espagnols sur la cote du Languedoc et de les attaquer ensuite en Roussillon.

Lettre 405. — Archives de Cliantillv.

I. Frédéric-Henri de Nassau, prince d'Orange, avait succédé à son frère Maurice en 1625 comme stathouder et capitaine-général de l'Union. Il jouissait d'une grande réputation, surtout comme preneur de villes, et mourut en 1647. — 2. Venloo. place forte sur la Meuse en Hollande.

3. Le comte de Nogent, capitaine des Gardes de la Porte du roi. — 4. L'archevêque de Reims était Henri de Lorraine, duc de Guise, bien connu pour ses e.\centricités et l'aventure de Naples. Il mourut en 1664.

ViTsailles, 30 octobre 1O37.

J'envoie ce gentilhomme exprès pour avoir de vos nouvelles, le gentilhomme de -M. de Chàtillon m'a dit qu'il y avait quantité de fourrages dans le camp, il serait à propos de les faire mettre dans la ville parce qu'il est nécessaire d'y tenir 150 ou 200 chevaux. Je ne vois pas que .M. de Chàtillon ait grande envie d'attaquer Ivry; j'ai plusieurs choses à vous mander; si M. de Noyers n'a que faire, vous me feriez plaisir Je l'envoyer vers cinq et sept heures du soir.

Louis.

Crosne', 3 novembre 1637.

Je vous envoie dans ce paquet la lettre pour ma sœur-; je l'ai écrite de ma main.

Je suis bien aise que M.M. les Hollandais ' se résolvent de faire quelque chose de bon l'année qui vient ; il les faut conforter dans cette bonne résolution.

Je ne me porte pas très bien ; je m'en vais prendre un petit remède et encore un demain matin.

Louis.

Grosbois', 6 novembre 1637.

Il m'arrive toujours de bonnes nouvelles à Grosbois. Je suis très aise de l'effet qu'a fait Gassion. Je vous ai déjà écrit de M. de La .Meilleraye ' la même chose que vous me mandez. Je suis bien aise que l'affaire de Laffemas ^ soit achevée. Il

Lettre 406. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-^CLXXXIlI.)

Lettre 407. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CLXXXIV.)

I. Crosne, sur l'Yères, au sud de Paris.— 2. La duchesse de Savoie, Christine de France, sœur de

Louis Xin.

3. Les Hollandais alliés de la France se montraient toujours très circonspects dans leurs attaques

contre les Espagnols.

Lettre 408. — Archives de Chantilh'.

I. Grosbois. prés de Boissy-Saint-Léger, à l'est de Paris. - 2. Le marquis de la Meilleraye, grand maître de l'artillerie. — 3. Isaac de Laffemas. maitre des requêtes, conseiller d'état, lieutenant civil à Paris, passait pour fort servile, on disait de lui : « Vir bonus strangulandi peritus ».

Ll'TTRF.S DK LOL'IS XIII A KICHKLIEU

ne se pouvait faire mieux que d"envoycr M. de Mende ^ au duc de ^"^'eimar ■ avec

les 2 ooo hommes.

Je suis très aise que vous ayez parlé fermement à Strozzi ; si il vient à moi,

je ferai de même. Depuis vous avoir écrit la première lettre, le gentilhomme de

M. de La Valette^ est venu prendre congé de moi, auquel j'ai dit qu'il dit à son

maître que j'étais bien fâché que les Espagnols se fussent retirés sans avoir

sur les doigts, que M. d'Halluin, lequel n'y avait pas tant apporté de façon, les

avait bien chassés de leur retranchement et y avait acquis un grand honneur, que

si M. de La A'alette eût voulu, qu'il eût bien fait de même ; il m'a fait des réponses

fort faibles, et s'en est allé là-dessus.

Je me rendrai dimanche à ^"ersailles.

Louis.

Versailles, 5 novembre 1637.

Je vous avais mandé avant hier que je n'arriverais en ce lieu que aujourd'hui; mais le vent s'étant mis avant-hier au soir dans son trou, qui est à dire au mauvais temps par l'avis du marquis homme à ce connaissant, je me résolus de venir dès hier coucher en ce lieu pour éviter ledit mauvais temps qu'il devait faire, et sauver la vie a mes oiseaux qui fussent morts par les chemins, si ce temps nous y eût trouvé.

Nous assisterons aujourd'hui M. le Curé à dire vêpres, et je vous irai voir

demain, en m'en allant à la garnison. Je me porte fort bien, grâce au bon Dieu et

suis fort gaillard.

Louis.

Versailles, ce 8 novembre 1637.

Je ne manquerai pas de me rendre à Rueil demain', entre une et deux heures après midi.

Le voyage de M. de Noyers- à Paris pour les quartiers d'hiver est très à

3. L'évéque de Mende. — 4. Le duc Bernard de Saxe-Weimar, allié de Louis XIIL 5. Le duc Nogaret de la Valette.

Lettre 40g. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-[CLXXXV.)

Lettre 410. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-'CLXXXVI.) I. Richelieu était malade à son château de Rueil. — 2. M. de Noyers, secrétaire d'Etat de la guerre, allait désigner les quartiers d'hiver qu'occuperaient les troupes. C'était toujours une charge pour la population et les troupes constituaient un voisinage souvent désagréable.

propos. Nous serons bien empêchés, ne sachant où faire subsister nos troupes

sans ruiner le pays où elles seront. Il faudra faire tout ce qu'on pourra pour

l'éviter.

Louis.

Page 1