LA REINE ANNE D'AUTRICHE EN
D'après une gravure du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale.
Chantilly, 3 novembre 1641.
J'ai été très aise d'apprendre la confirmation de la prise de Démonte ' à cause de Casai \ Revel ^ n'est pas aussi de peu d'importance. Je me suis toujours trouvé indisposé depuis que vous êtes parti d'ici ; j'ai été contraint de prendre quatre médecines, et encore ce matin un petit remède. J'espère qu'à cette heure je me porterai bien.
J'irai demain coucher à Ecouen, et après-demain à Saint-Germain, et mercredi je vous irai voir. Je vous recommande d'avoir soin de vous plus que jamais.
Louis.
Ecouen, 5 novembre 1641.
Ayant appris ce matin que vous étiez à Paris, j'envoie ce gentilhomme pour savoir de vos nouvelles, et pour vous prier de me mander si vous reviendrez aujourd'hui à Rueil ou non, parce que je faisais état de vous aller voir demain.
Si vous avez à faire à Paris, ne vous contraignez point de revenir ; seulement que je sache quand je vous pourrai aller voir à Rueil. Je m'en vas voir ma nièce ' en passant.
Je me porte bien depuis ma dernière médecine. Je vous recommande d'avoir toujours bien soin de votre personne.
Louis.
Saint-Germain, 7 novembre 1641.
Je suis très marri que je ne puis aller vous voir aujourd'hui, ayant été contraint de prendre médecine encore ce matin, la médecine que je pris hier m'ayant encore
Lettre 555. — Archives de Chantilly.
I. Démonte, petite ville du Piémont, près de Coni. — 2. Casai, ville forte sur le Pô, entre Verceil et Alexandrie, ancienne capitale du Montferrat, qui appartenait à la maison de Gonzague et relevait du duc de Mantoue.
3. Revello, petite ville du Piémont, au sud de Pignerol, et à l'ouest de Salaces, au pied des Alpes.
Lettre 556. Archives de Chantilly.
I. M"« de Montpensier, fille de Gaston, duc d'Orléans, qu'on appellera plus tard la grande mademoiselle.
Lettre 557. — Archives de Chantillv.
laissé du boulVement avec des tranchées. J'espère que celle d'aujourd'hui tirera tout, et que demain je serai en état de vous aller voir.
Je vous donne le bonjour et vous recommande toujours d'avoir soin de vous.
Louis.
55iS
Saint-Germain, le 25 novembre 1641.
le vous remercie des trois bonnes nouvelles' que vous me mandâtes hier au soir; il en faut bien remercier le bon Dieu et reconnaître les grâces qu'il nous fait
tous les jours. ... , ,
Je me porte ce matin beaucoup mieux que depuis un mois. Je m en vas a la
chasse et vous donne le bonjour.
J-espère être prêt dans quatre jours à pouvoir aller partout, s'il en était besoin.
Saint-Germain, le 26 novembre 1641.
Envoyant ce gentilhomme savoir de vos nouvelles, je vous assurerai que je me
porte fort bien.
Si le temps s'arrange un peu. je fais état d'aller coucher à Versailles. Je vous
recommande d'avoir toujours plus de soin devons que jamais.
Louis.