A PONT-SAINT-ESPRIT
Cette cheminéo orne la chambre ,ni logea Louis XIII et avait été envoyée à son hôte par le R ji,
en souvenir de son passage.
Le bas-relief représente Perpignan. — Communiqué par le marquis de Balinxourt.
l.F.TTRES DK LOUIS XllI A R I (.' tl H 1.1 F. U
Monceaux, le lo septembre 1642.
Je VOUS envoie un projet que j'ai dressé des armées pour l'année qui vient. "\'ous le trouverez disposé pour aller de tous les côtés où l'on peut entreprendre à mon avis, et qui sont : ou continuer... ou attaquer... ou aller vers la..., ce que je trouve très difficile'. Si vous trouvez le dit projet bien, je ferai les logements du quartier d'hiver sur icelui. Je loge les troupes qui sont présentement avec le Hallier dans la Lorraine, le Barrois, et la Champagne du côté de la Bourgogne et le reste des régiments qui ne sont pas de l'armée du Hallier, en Bourgogne. Il y a à cette heure 5 régiments d'infanterie que je loge au milieu de tout (comme vous verrez dans le contrôle), pour tourner du côté qu'on voudra faire la grande attaque avec 3 régiments de cavalerie et 4 compagnies de gens d'armes. De quelque côté que ce corps aille, l'armée sera considérable.
Je logerai l'armée de Picardie depuis la rivière d'Oise jusque derrière la Seine,
et quelques régiments, dans le Boulonnais; la troisième, qui est actuellement celle
du maréchal de (}uiche, entre l'Oise et l'Aisne.
Louis.
Pour ce qui est de la séparation des troupes qui sont maintenant en Catalogne et dans le Roussillon, je m'en remets à vous.
Depuis le retour de Courteille je n'ai rien ajouté à mon mémoire, si ce n'est l'article ci-dessus.
M. de Chavigny et des Noyers exécuteront de point en point les deux derniers mémoires que vous avez envoyés.
Louis.
Monceaux, 11 septembre 1642.
Je vous envoie Courteille' qui est venu me trouver de la part de M. d'Harcourt
Lettre 591. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CCXLVIL) I. Cette lettre, dont on voit bien le sens général, contient des passages chiffrés, dont la traduction n'a pu être trouvée jusc[u'ici.
Lettre 592. — Archives de Chantilly.
1. Courteille, ingénieur militaire ri-mimmé, avait la confiance de Louis XIII et travaillait souvent avec lui.
pour me faire une proposition de faire un fort en un lieu nomme les Bajettes. C'est un poste très avantageux à ce qu'il représente, et qui incommoderait la Flandre, et donnerait entrée dans le pays.
Le dit Courteille vous fera entendre sa créance, sur laquelle vous me ferez savoir vos avis. Je vous renverrai Saladin dans quatre jours avec les projets des armées pour l'année qui vient, sur lequel il faut faire les quartiers d'hiver, à quoi il faut que je travaille, faisant état de faire des provisions de bonne heure pour les quartiers de cavalerie.
Je finirai en vous recommandant d'avoir plus soin de vous que jamais, surtout étant au lieu où vous êtes, ceux du parti de Cinq-.Mars croyant avoir sauvé leur chef si ils s'étaient défaits de vous.
Louis.
Clayc', 10 septembre 1642.
Je continuerai à vous témoigner la joie que j'ai de VQtre meilleure santé. J'espère qu'à mesure que vous approcherez de Rueil, elle s'augmentera.
J'attends le retour de Courteille pour vous envoyer le projet du quartier d"hiver et des armées, parce que, selon les avis qu'il me rapportera de votre part, il 3' faudra changer quelque chose. Pour ma santé, elle va très bien, et souhaiterais que la vôtre fût aussi bonne. Je vous attends avec très grande impatience.
9 octobre 1642'.
Ma santé va grâces à Dieu fort bien: il est vrai que tous les mois il me faut 6 ou 7 médecines de suite ', pour nettoyer le logis. Je m'en vais courre 4 loups : je voudrais que vous fussiez en état daller à cette chasse.
Louis.
Lettre 593. — Archives de Chantillj-.
I. Claye, petite ville sur la route de Paris à Meaux, au nord-est de Paris.
Lettre 594. — Collection particulière. — Topin.-(CCXLVn.)
I. C'est la dernière lettre connue de Louis XIII à Richelieu, encore est-elle incomplète. Mais on y voit nettement que Tabus des médecines augmente nécessairement et que la santé du roi est détruite à jamais.
La fin de cette correspondance précède Je peu la fin du règne. Le cardinal, comme on Ta vu, avait quitté son château de Rueil le 4 novembre 1642 pour venir se faire soigner au Palais-Cardinal à Paris: il y mouiut le jeudi 4 décembre.
Louis XIII, accablé de travail par la disparition de son plus fidèle ami et serviteur, essaya de réagir: mais sa santé affaiblie déclina déplus en pluj; après une crise le 21 février 1643, il s'éteignit le jeudi 14 mai de la même année.
INDEX ALPHABÉTIQUE