Résiiments portant les noms des provinces
5. Régiments ou compagnies de cavalerie portant le nom du propriétaire. — 6. Villes de Champagne.
7. Villes de Picardie. — 8. Antoine Coeffier, dit Ruzé, marquis d'Eftiat, premier écuyer de la grande écurie, maréchal de France, mort en 1632. Il était le père du célèbre Cinq-Mars.
Lettre 29. — Archives de Chantilly.
I . Fresncs, village et château à l'est de Paris, sur la grande route de Paris à Meaux. entre Clayc et Meaux.
qo LETTRES DE T.OUIS XIII A RICHELIEU
A la suite de quelques troubles survenus en Provence, et tolérés, sinon encouragés, par le duc de Guise, gouverneur de la province, le roi avait jugé utile de nommer à ce poste important un homme énergique : il avait choisi le maréchal de ^'itry dont le succès fut complet.
Monceaux'. 26 juillet i6ji.
Mon cousin, je commencerai par vous assurer que je me porte très bien. J'ai pris deux cerfs aujourd'hui.
Je vous envoie le maréchal de Mtry- auquel j'ai dit que vous lui feriez savoir mes intentions sur un emploi que je voulais lui donner; son voyage sera très utile en Provence; comme vous me l'avez proposé, j'accorde h Monseigneur ce qu'il me deinande. Assurez-vous que je vous tiendrai ce que je vous ai promis, jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Louis.
Ce simple billet de Richelieu montre qu'il consultait toujours le roi. même pour les affaires les plus simples.
On voit aussi que Louis XllI répondait immédiatement et toujours d'une façon précise.
Puisque .M'"" de Luxembourg ' a reconnu la vérité de son mariage devant Monseigneur de Tresmes, évèque de Nantes, et autres, le Roi peut mander s'il lui plait à M'"" la Comtesse- qu'il n'y a rien qui empêche les parties de vivre comme mari et femme et de s'en aller chez eux ainsi que bon leur semblera. Si Sa Majesté,
Lettre 31). — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-^XI\ .)
I. Le château de Monceaux, à ; kilomètres environ à Eest de Meaux, près de Trilport, sur la Marne, deviendra un des séjours favoris de Louis XIII. — 2. Le baron de Vitry, capitaine aux gardes, puis maréchal de France, très apprécié du roi. On connaît son rôle dans la conspiration contre Concini.
Lettre ■,!. — Archives de Chantilly.
I. Madame de Luxembourg. Charlotte-Marguerite, tille et héritière de H.nri di- Luxi-nibourg. duc de Piney, avait épousé, en juillet 1620, Léon d'Albert, seigneur de Brantes. frère du connétable de Luynes. qui pritle nom de Monsieur de Luxembourg. — 2. Madame la comtesse de Soissons, femme de Louis de Bourbon, comte de Soissons.
pour se décharger d'\' envoyer exprès, trouve bon, .M' de Nniient fera cet office, ce soir, de sa part.
RÉPONSE m; KOI
.Mon cousin, je trouve très bon que Nogent ' voie .M'"" la Comtesse de ma part, pour lui dire ce qui est contenu en ce mémoire.
Louis.
5. Nicolas dr Bautru, cunitc J'- Nogent, capitaine des gardes de la pnrtc du mi, avait toute la faveur de Richelieu.
Révolte de Monsieur, duc d'Orléans, et du duc de Montmorency. — Départ de Louis XIII pour le Languedoc. — Victoire des troupes royales à Castelnaudary. — Capture du duc de Montraorencv. — Son exécution à Toulouse. — Fuite du duc d'Orléans.— Ses nouvelles entreprises. — Retour de Louis XIII à Paris. — Richelieu tombe gravement malade à Bordeau.\. — Gustave-Adolphe, roi de Suède, est tué à la bataille de Lutzen.
Pendant toute l'année 1632, Louis XIII se préoccupa particulièrement de la santé du cardinaL Ses pronostics étaient malheureusement fondés, puisque Richelieu devait tomber dangereusement malade à Bordeau.x.
21 février 1632.
Mon cousin, j'ai été très aise d"apprendre par Beaumont votre arrivée au Boisle-^'icomte ' en bonne santé. Je m'en vais vous attendre à ^'ersailles ■. Je vous conjure d'avoir soin de votre personne, non seulement pour l'amour de vous, mais pour l'amour de moi. Je trouve très bon que vous ayez envoyé votre compagnie de gendarmes' au lieu où vous me mandez.
Dès aussitôt que les compagnies qui amènent Marillac ' seront venues, je les enverrai en ce pays à même lin. Je vous assurerai que je me porte très bien, et que je suis en grande impatience de vous voir pour vous assurer de mon affection, et que je vous tiendrai ce que je vous ai promis jusques à la mort.
Louis.
Lettre 32. — Archives de Chantilly.
I. Bois-le-\'icomte, château bâti par Richelieu, â 3 kilomètres environ de Mitry. près de la route de Paris â Meaux. Le cardinal l'avait entouré de larges fossés défendus par des bastions. — 2. Versailles n'était encore qu'un rendez-vous de chasse, nii Louis XIII achetait des terres depuis 1624. Mais ce n'est que le 8 avril 1632 qu'il acheta la terre, seigneurie et château de Versailles â l'archevêque de Paris, Jean François, cardinal de Gondi.
3. Compagnie de gendarmerie accordée par le roi pour la garde et sûreté personnelle de Richelieu. — 4. Le maréchal de Marillac, garde des sceau.\.
( jasioii d'Orléans cherchait comme tnujnurs à iniiier Jes intrigues a%'ec les ennemis de la France II devait s'adresser natiircUemeiil au duc de Lorraine, dont l'attitude toujours douteuse devenait nettement hostile lorsqu'il croyait l'occasion favorable, .^iais il faut bien reconnaître que M. de Lorraine prévoyant son assujettissement à la France et peut-être même sa dépossession complète n'envisageait pas l'avenir d'une façon très favorable.
Saint (lorniain ', i" mai 16.5.'.
-Mon cousin, j'ai reçu ce soir votre lettre par laquelle je vois la continuation des mauvais desseins de mon l'rère et de .M. de Lorraine-'. J'espère, avec l'aide du bon Dieu et vos bons conseils, qu'ils ne nous feront point de mal, pourvu que l'on ne s'endorme pas.
Je suis très satisfait de la diligence que vous avez apportée à faire dépêcher tous ceux que me mandez. Je vous prie de continuer à presser mon cousin, le maréchal d'Effiat', de partir lundi comme il me l'a promis.
Je vous conjure d'avoir soin de votre personne et de votre santé, car. pourvu que vous vous portiez bien, rien ne saurait mal aller pour moi. Je ne me portai jamais mieux, grâces au bon Dieu. Assurez-vous de mon aflection, qui sera toujours telle pour vous que vous la pouvez désirer, et prie le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.
Louis.
J'ai brillé votre lettre.
Mello ', II» mai 1632.
Mon cousin, je vous avoue que vous m'avez fait un grand plaisir de m"envoj'er la lettre de M. de Noj'ers', car cette affaire me mettait fort en peine. Je suis arrivé en ce lieu en très bonne santé, grâce au bon Dieu.