LE CHATEAU DE COUCY
sous LOUIS XIII
Daprcs Cl. CEi.\Tii.l.o.\. — Cabinet dos Kstampcs, Bibiiuthèque Xatinnalo.
d'envoyer le pouvoir que demande Charnacé, et, en cas, vous ferez ce qui est nécessaire pour cela.
Je trouve bien étrange que l'on ait donné autrefois l'ordre de Saint-Michel ' h
Lettre 86. — Archives de Chantilly.
I. Nanteuil-le-Haudc>in, à 50 kil. environ, au N.-E. de Paris, sur la r<iute de Paris à Soissons. Le château, construit par les Guise, appartenait à cette époque au maréchal de Schomberg. — 2. Charnacé, ambassadeur du roi en Hollande.
3. Des Hollandais, à faire Taccord avec la France. — 4. L'ordre do Saint-Michel, ordre du roi, passé au second rang depuis la création de Tordre du Saint-Esprit.
des huguenots, et principalement à ce secrétaire du prince d'Orange", depuis que Charnacé est là. Je crois que cela ne se peut pas en conscience et ne le voudrais pas faire.
11 faut savoir qui est le secrétaire d'État qui a signé cette expédition, pour l'en châtier, pour leur apprendre à faire de ces choses-là à mon insu.
Je suis en peine de votre santé ; je vous prie que j'en puisse savoir souvent des nouvelles. Assurez-vous de mon affection, qui sera toujours telle que je vous l'ai
promise.
Louis.
La guerre étant devenue inévitable, Louis XIII mit ses troupes en mouvement, et envahit la Lorraine isolée de ses autres alliés. Le duc Charles IV demanda à traiter et signa avec Richelieu, à Charmes, un traité dont Louis XIII a donné tous les détails à la Gii{eHe de France.
Ce traité livrait Nancy à la France pour quatre ans et garantissait dans l'avenir la neutralité du duc de Lorraine.
• Le roi et le cardinal étaient partis pour la frontière dès le commencement de septembre. Louis XIII fit son entrée à Nancy, le 26 septembre 1633. et y mit garnison. Richelieu demeura .pour négocier encore certains détails, puis se mit en route pour rentrer à Paris. Il tomba assez gravement malade à Saint-Dizier, le 4 octobre, ce qui inquiéta d'autant plus Louis XIII que, dès le début de la campagne, la santé du cardinal était très précaire.
Château-Thierry', 6 septembre 1633, à 6 heures du matin.
Mon cousin, Rambures - allant vous trouver, je l'ai chargé de ce mot pour vous témoigner le déplaisir que j'ai d'un côté de votre mal, et de l'autre le contentement que je reçois d'apprendre qu'il n'y a nul danger, comme m'assure M. Bouvard ' sur les lettres qu'il reçoit de ceux qui sont auprès de vous ; si je pouvais souffrir les douleurs que vous sentez en votre place, je les supporterais de très bon cœur assurément; tout ce que je puis faire est de prier incessamment le bon Dieu de tout mon cifur qu'il vous redonne la santé et vous tienne en sa sainte
garde.
Louis.
5. Frédéric-Henri de Nassau, prince d'Orange, frère de Maurice. Il Uii avait succédé, en 1625, comme stathouder.
Lettre 87. — Archives de Chantilly.
I. Château-Thierry, fort ancienne ville de Champagne, chef-lieu d'arrondissement du département de l'Aisne. — 2. Jean de Rambures, capitaine de chevau-légers, fort dévoué au roi, qui le nomma chevalier des Ordres. Il fut tué au siège de La Capelle, le 4 octobre 1637.