‹ Louis XIIIChapitre 60 sur 166 · Le duc Charles IV de Lorraine · texte numérisé non relu

Le duc Charles IV de Lorraine

Lettre 78. — Archives de Chantilly.

I. La province de Champagne était frontière du côté de la Lorraine. — 2. Les sujets du duc de Lorraine.

affection que j'ai toujours eue pour vous, et plus grande si il se peut, et prierai incessamment le bon Dieu de tout mon ceur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Je vous prie de dire à -M" de Hullion et Bouthillicr qu'ils paient ces pauvres fauconniers de Provence; c'est une chose ordinaire, il y a plus de cent ans.

SEIGNEUR DE BOXXELLES, SLRIXTEXDAXT DES FIXAXCES EX 1632 Cabinet des Estampes, Biblinthéciiic nationale.

Cette lettre, comme plusieurs autres, montre Louis XIII s'occupant en personne des détails des troupes, et aussi sa façon de diriger son entourage , avec une fermeté unie à une bonhomie un peu narquoise.

Chantilly. 7 juillet 1633.

Mon cousin, j'ai reçu votre lettre par des Roches touchant d'Elbène ' ; je me remets à vous de cette affaire pour en user comme vous le jugerez h propos. Je me porte très bien, grâces au bon Dieu.

J'ai fait faire l'exercice à mes chevau -légers, qui commencent à bien l'aire. M. d"Halluin - m'a écrit une lettre sur ce cheval-léger ■' que j"ai cassé ', qui est toute pleine de beaux mots; je ne suis pas résolu de lui faire réponse du même style, car il est si haut que je craindrais de me rompre le col : je me contenterai de lui faire doucement saVoir que je suis son capitaine et qu'il est mon lieutenant, et que je ne fais rien que bien à propos.

Je vous assurerai encore par celle-ci de ce qui ne vous manquera jamais, qui est mon affection, et prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Chantilly. 8 juillet 1633.

Mon cousin, nous ne pouvions avoir de meilleures nouvelles que vous m'avez mandées.

Le vieux La Serre est venu ici, qui accepte le gouvernement de Jametz ' à bras ouverts ; je crois que on n'y saurait mettre un meilleur homme.

Je vous remercie aussi du soin que vous prenez de l'affaire de Rassan.

Je m'en vas faire faire exercice à ma cavalerie pour les rendre en état de vous donner du plaisir, quand vous les voudrez voir.

Assurez-vous de mon affection, qui sera toujours telle que vous la pouvez désirer.

Louis.

Lettre 7g. — Archives de Chantilly.

I. M. d'Elbène, commandant la compagnie des chevau-légers de Monsieur, duc d'Orléans, et son agent intime. — 2. M. d'Halluin. fils du maréchal de Schomberg.

3. Louis XIII dit un cheval-léger, des chevau-légers; plus tard un dira un chevau-léger, le mot composé s'étant fondu en un seul comme gens d'armes et gendarme. — 4. Cassé de son grade.

Lettre 80. — Archives de Chantilly.

I. Jametz, ville forte sur la Meuse. Comme on l'a déjà signalé, Louis XIII s'occupait avec le plus grand soin du choix des gouverneurs des places fortes et leur donnait ses instructions.

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Chantilly, ii juillet 1633.

Mon cousin, j'ai entendu La Haye au long. Je jugerais à propos de faire faire recrue aux garnisons de Picardie ' pour deux raisons ; la première, en cas que mon frère voulût faire quelque chose dans la Picardie, pour avoir des troupes prêtes à joindre à nous pour s'y opposer; l'autre pour renforcer M"^ de Saint-Chamond ; et vous réponds que je puis tirer de Picardie deux ou trois régiments en mettant ceux qui y demeureront à 60 hommes par compagnie, et ceux qui sortiront je les voudrais mettre à 100, afin que, arrivant à l'armée, ils en aient 70 effectifs.

Je vous renvoie le billet de Madoré que vous m'avez envoyé.

Je finirai celle-ci en vous assurant de mon affection, qui sera toujours telle que

vous la pouvez désirer.

Louis.

Chantilly, 12 juillet 1633.

Mon cousin, il est meilleur de mettre toutes les compagnies à 70 comme vous me le mandez. J'estime très à propos de mander les secrétaires d'Ktat, car on a besoin d'eux à toute heure.

J'accorde volontiers h Parfait la prébende', principalement étant demandée par la personne du monde que j'aime le mieux, pour laquelle je prierai le bon Dieu de tout mon cceur qu'il la conserve et garde aussi longtemps que le désire celui qui

vous écrit cette lettre.

Louis.

La reine mC-re, Marie Je .Médicis. cherchait divers prétextes pour essayer de se rapprocher directement de son filsen dehors du cardinal. Mais Louis XIII déjouait toutes ces manœuvres, qu'il trouvait suspectes, et jugeait par expérience peu désintéressées. Il tenait Richelieu au courant de tout, lui communiquait les lettres de la reine mère et les réponses.

Lettre 81. — Archives de Chantilly.

I. La province de Picardie bornait la frontière du coté des Pays-Bas espagnols.

I. Louis XIII accorde la prébende demandée par Richelieu dune façon extrêmement aimable.

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Chantilly, ce 14 juillet 1633.

xMon cousin, je viens de recevoir une lettre de la Reine, ma mère, par Brasseur', laquelle je vous envoie ; il ne m"a rien dit que des compliments sur ma bonne santé; je lui ai répondu de même sur celle de ma mère; celle-ci n'étant à autre fin, je prierai le bon Dieu de tout mon C(L-ur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Chantilly. 15 juillet 1633.

Mon cousin, j'ai dépéché le gentilhomme de La Reine ma mère, comme vous me l'aviez mandé; il ne ni'a rien dit en partant, ni moi à lui, sinon que il fît mes recommandations h l'Infante, qui m'en avait fait faire par lui, ce que j'oubliai hier h vous mander.

Je vous prie que i\L Bouthillier m'envoie l'état des garnisons de Champagne, afm que je voie de quelles de ces troupes, on pourra se ser\ir en campagne.

Je vous assurerai toujours de mon alïection, et prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Chantilly, 15 juillet 1633.

Mon cousin, je trouve très bon que vous alliez à Paris aujourd'hui; je vous conjure dans ce lieu-là de prendre bien garde à vous '.

Je vous prie, s'il est venu des nouvelles de Hollande- ou de Lorraine \ je les sache promptement.

Lettre 9^. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Tnpin. -(XXVIII.) I. L'envoyé de Marie de Médicis.

Lettre 84. — Archives de Chantilly.

Lettre 85. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — T(ipin.-(XX1X.)

I. Louis XIII red(jutait toujours un guet-apens contre son ministre, à Paris surtout. — 2. La Hollande. Louis XIII et Richelieu poussaient les Hollandais dans le sens de la politique française. 3. Le duché de Lorraine, menacé par les Suédois.

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