‹ Louis XIIIChapitre 84 sur 166 · Léon Bouthillier · texte numérisé non relu

Léon Bouthillier

Lettre 179. — • Archives de Chantilly.

I. Le maréchal de la Force, commandant l'armée française en Lorraine. On avait partagé son commandement avec le duc d'Angoulème, ce dont, naturellement, il n'était pas satisfait.

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Diiprcs une gravure du Cabinet dos Estampes de la Bibliothèque Nationale.

i8o LETTRES DE LOUIS XIII A RICHELIEU

Je m'en vas courre le sanglier, et prendre médecine ce soir, y ayant six semaines que je n'ai rien pris.

Saint-Simon m'a parlé ce matin pour la montre de la compagnie de son frère, qui est toute prête.

Le 6 août 1635 '.

J'ai fait loger aujourd'hui la compagnie du chevalier de Saint-Simon, avec les autres', comme vous me le mandez. J'approuve extrêmement de faire lever cette nouvelle cavalerie aux lieux où vous me mandez'; c'est pourquoi vous y enverrez un gentilhomme pour faire choix des personnes les plus aptes à cet emploi.

Je suis très aise que la pensée vous soit venue de faire comprendre le gouvernement d'Aunis avec celui de Brouage et des Iles ; car, aimant le maréchal de Brézé' comme je le fais, je serai toujours très aise de faire du bien à son fils°.

J'ai pris, cette nuit, une médecine qui m'a fait grand bien. — J'ai fait asseoir mon frère au cercle ; il en a été ravi, et dit à tout le monde le contentement qu'il a de la façon dont je vis avec lui.

J'apprends par ce gentilhomme de M. d'Angoulême que le duc Charles est vers Mirecourt*; je le trouve bien avancé dans la Lorraine.

Louis.

Chantilly, 7 août 1635.

Mon cousin, je vous renvoie Saint-Etienne avec une dépêche de mon cousin le cardinal de La Valette', lequel fait" très bien où il est. Si vous voulez entretenir ce porteur, il vous dira force particularités de ce pays-là. Je vous envoie dans ce paquet, un mémoire de M. d'Angoulême-, lequel j'ai fait mettre au net le mieux

Lettre 180. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LXXIX.)

I. De Chantilly. — 2. Richelieu avait proposé au roi de faire loger les nouvelles compagnies des gardes dans les faubourgs de Paris, comme c'était l'usage.

3. Richelieu avait proposé de lever trois nouveaux régiments de cavalerie dans le Pérignrd, le Rouergue et les Cévennes. — 4. Le maréchal de Brézé avait épousé la sœur de Richelieu.

5. Le fils du maréchal de Brézé, neveu du cardinal, avait, sur la demande de son oncle, reçu du roi la survivance du gouvernement de Bnuiage, place forte dans l'Aunis. — 6. Mirecourt en Lorraine, chef-lieu d'arrondissement du département des Vosges.

Lettre 181. — Archives de Chantilly.

I. Le cardinal Nogaret de la \'alette, frère du duc d'Epirnon. — 2. Le duc d'Angoulême, commandant l'armée française en Lorraine.

.ILic j'ai pu ; encore en a-t-il fallu deviner la moitié, tant il est mal écrit. J'ai entretenu le Jeune' ce soir; je le retiendrai encore demain, puis je vous le renverrai. Assurez-vous toujours de mon alVection, qui durera jusqu'à la mort, et prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Le 10 août 1635'.

Quinçav' est venu me trouver pour me dire qu'il a 100 ou 120 chevaux de 100 écus pièce. J'ai eu une pensée là-dessus qu'il vous fera entendre; aussi bien avons-nous assez de dragons; laquelle pensée si vous la trouvez h propos, vous la ferez exécuter. On en pourrait faire de même aux autres régiments.

SI. d'Harcourt^ m'a prié d'écrire à M. le ^arJe Jes sceaux, ce que j'ai fait pour son évocation^ ledit M. le garde des sceaux vous en parlera; si c'est chose que je puisse faire en justice, j'en serai bien aise: sinon je m'en remets à vous et à M. le aarde des sceaux d'en faire comme vous le jugerez à propos.

M. de BuUion- réduit la garnison de Bar' à six montres, ce qui est trop peu;

il la faudrait mettre à huit.

II août 1635.

Je suis bien aise d'avoir su votre guérison plus tôt que votre maladie car elle m'eût mis extrêmement en peine; je loue le bon Dieu que cela ne soit rien.

C'est très bien fait d'avoir pourvu aux vivres de l'armée de M. d'Angoulcme, car, sans cela elle ne pouvait subsister.

J'ai mis en marge de votre mémoire des absents ceux que je crois mériter être cassés, et aussi ceux qui sont malades, ou retournés à leurs charges.

J'approuve le projet de cette nouvelle cavalerie'; le principal est de la lever

promptement. ,

^ '^ Louis.

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