I. Livry, près Paris. — 2. En garnison
Lettre 236. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CXin.)
I. Probablement de Saint-Germain-en-Laye. — 2. Le château d' Aubac, en Lorraine, avait été rendu sans combat par l'officier, nommé Buire, qui le commandait.
Lettre 237. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CXIV.)
1. De Saint-Germain-en-Laye. — 2. M. le comte de Boissons était accusé de vendre des permissions à ses officiers et par conséquent d'affaiblir ses troupes.
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M. de Bullion ne veut payer le voyage de Goulard ; je vous prie de lui en parler de ma part.
Je travaillerai aux projets de remettre les vieux régiments', et vous les ajouterez à ceux dont je vous ai parlé dans le mémoire, que vous porte Goulard.
Louis.
Saint-Germain, i" décembre 1635.
Mon cousin, je viens de recevoir avis certain de la frontière du Roussillon que les ennemis font de grands préparatifs pour attaquer fortement en même temps le Languedoc et la Provence'. Je désire que, sans s'arrêter à la dépense, on en fasse de tels de notre côté qu'ils soient capables de résister à ces deux puissantes attaques, parce que, autrement, ce serait donner lieu aux Espagnols de prendre pied en France, pour ravoir la Lorraine.
Je travaille aux projets- de quoi je vous parlai l'autre jour, lesquels je vous porterai à la première vue.
Le Hallier me mande qu'il y arrive 2 régiments qui viennent de vers Joinville. Le commissaire Bragelonne m'a dit que il a vu en Picardie 4 compagnies de Carabins que Rambure^ a faites, qui sont très bonnes: j'en ai parlé à Rambures, qui m'a dit que. pourvu que on leur donne une montre, ils iront où on voudra (je leur voudrais bailler, ils n'ont point eu de levées, ils n'en demandent point). Je les voudrais envoyer à >L le Comte, qui est faible en cavalerie. Nous en levons tous les jours, et celle-ci est toute faite. Je remets à vous cette affaire pour en user comme vous le jugerez à propos.
J'ai envové pour prendre une béte noire' pour vous envoyer. Je ne vous la ferai plus longue, seulement vous assurerai-je de la continuation de mon affection, et prierai le bon Dieu de tout mon cceur qu'il vous tienne en sa sainte garde.
Louis.
Saint-Simon me mande tant de bien de la Meilleraye qu'il ne s'en peut dire davantage.
3. Louis XIII voulait transformer les vieux régiments en régiments à 20 compagnies, pour renforcer l'armée en vue de la campagne suivante.
Lettre 238. — Archives de Chantilly.
I. Les Espagnols menaçaient le Languedoc et la Provence pour faire diversion aux opérations en Lorraine et dans les Pays-Bas. — 2. Les projets d'amélioration de l'armée. 3. L'n sanglier.
Saint-Germain, 2 décembre 1635.
Mon cousin, je ne manquerai de parler à tous ceux que me mandez pour les compagnies de Gendarmes. Je vous envoie dans ce paquet la lettre pour M. le Comte.
MM. les Nonces m'ont parlé ce matin pour empêcher le maréchal d"Estrées d'aller à Rome. J'ai persisté que je le voulais envoyer, étant très capable de servir dans cette cour, y ayant été longtemps, et aussi pour maintenir mon autorité contre les Espagnols, qui y veulent entreprendre tous les jours. Vous aurez su la prise de Neufchàteau par Gassion ; c'est pourquoi je ne vous en parle pas davantage. Je me porte fort bien, grâce au bon Dieu. Je travaille aux mémoires pour remettre les troupes, mais je crains de les montrer, de peur que ceux qui corrigent les mots et la façon d'écrire n'y trouvent à redire.
Je vous recommande d'avoir toujours soin de votre santé.
Louis.
Depuis avoir achevé cette lettre, je crois qu'il est à propos d'écrire à M. de La Force que, quand il mettra ses troupes en garnison, il mette les vieux régiments dans les meilleures et les plus proches de la France qu'il pourra.
Le 3 décembre 1635.
J'ai envoyé à .AL d'Angoulême '. Je parlerai comme il faut à M. de Bullion -. Si vous jugez à propos que Saint-Simon ne soit plus utile à l'armée, je lui manderai qu'il revienne, ayant donné ordre pour faire son régiment.
D'Elbène" me dit hier qu'un gentilhomme nommé Toury, qui demeure près de Chambord, s'était déclaré ennemi de mon frère, et ensuite avait dit mille sottises contre lui. Je crois qu'il est très à propos de l'envoyer arrêter plus tôt que plus tard et le mettre à la Bastille. Cette affaire touchant extrêmement mon frère, cela lui prouvera l'affection que j'ai pour lui. Quand il vous verra, vous lui direz que je
Lettre 23g. — Archives de Chantillj'.
Lettre 240. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CXV.')
1. Le duc d"Angoulême, commandant l'armée française en Lorraine, venait de rentrer en France.
— 2. Toujours les demandes de fonds au surintendant des finances.
3. D'Elbéne. agent et confident du duc d'Orléans. On voit que Louis XllI ne négligeait aucune
occasion de chercher à être agréable à son frère.