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Faire bon accueil

Lettre 248. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CXXIII.) I. De Saint-Germain-en-Laye. — 2. Il s'agissait de la réception, par Louis XIII, des députés du Parlement.

LETTRES DE LOUIS XIII A RICHELIEl'

Pour le règlement entre la grande chambre et les enquêtes, j'ai une pensée làdessus que je vous dirai à première vue.

On vient de me dire que le Liège est mort : il avait la charge de major de la

Rochelle et capitaine des tours; laquelle je vous mets entre les mains pour en

disposer à qui vous voudrez.

Louis.

Si vous n'avez envoyé un gentilhomme à ^L le Comte \ la haine qu'il porte au cardinal de la \'alette peut empêcher de lui envoyer promptement.

Versailles, 17 janvier 1636.

Je trouve bon de donner demain audience à l'ambassadeur de Hollande', pourvu qu'il vienne à dix heures du matin.

Je vous dirai force choses qui se sont passées depuis que je vous ai écrit sur

l'affaire de la iiUe"; je serai bien aise de savoir ce qu'il y a contre le borgne pour

ne pas perdre l'occasion.

Louis.

Si vous rencontrez demain Sauguin^ avant que vous ne m'ayez vu et qu'il vous parle de la fille -, faites semblant de n'en avoir pas entendu parler.

Versailles, 29 janvier 1636.

Mon cousin, la Coudrelle, porteur de cette lettre, est celui que j'ai nommé pour commander au fort de la Croix; il a désiré que je vous écrivisse par lui pour être mieux reçu devons, ne vous ayant jamais salué, étant toujours à sa charge et peu à la cour.

Je m'en retourne à Paris à cette heure pour travaillera notre ballet; tout le reste va le mieux du monde ', vous m'entendez bien ?

3. M. le comte de Soissons (Louis de Bourbon) avait été primitivement chargé de ravitailler les places d'Alsace, puis remplacé dans cette mission parle cardinal de La Valette, ce dont naturellement il n'était pas satisfait.

Lettre 249. — Archives des affaires étrangères, à Paris. ■ — Topin.-(CXXIV.)

I. Les Hollandais, malgré le traité d'alliance, se montraient peu pressés d'en assurer l'exécution

et d'aider aux projets du roi. — 2. Probablement il s'agit ici de M"'' de La Fayette, fille d'honneur de la

reine, l'amie de Louis XIII, que sa famille voulait faire entrer au couvent.

3. Charles Sanguin, chevalier, seigneur de Livry, maître d'hôtel et gentilhomme ordinaire du

roi, mort le 23 novembre 1666. Il laissa deux fils, dont l'un fut premier maître d'hôtel de Louis XIV.

Lettre 250. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Tnpin.-(CXXV.) I. Il s'agit encore sans doute de M"'-' de La Favette.

Assurcz-Yous toujours de mon allcction, >.]ui sera telle que vous pouvez la

désirer.

Louis.

Janvier 1636.

Mon cousin, si la Coudrclle n'a vu ma lettre, je vous prie de ne lui faire voir, pour des raisons que je vous dirai à la première vue.

Versailles, 2 février 1636.

J'attendais hier Servien ' jusques à la nuit, qui a été la cause que je ne vous ai pas envoyé dès hier votre mémoire, lequel vous trouverez dans ce paquet, porté par Dumont, homme sur et tidèle. Je ne manquerai de lui parler comme vous me mandez et peut-être un peu plus chaudement. Je m'en retourne à Paris, où je serai à 2 heures, pour répéter le ballet.

J'oubliais à vous dire que j'ai dit à M. de Chavigny- mes intentions sur les abbayes du sieur de Saint-Marc pour vous les dire; c'est pourquoi je ne vous en parlerai pas davantat^e.

Louis.

Versailles, 20 février 1636.

J'ai avis de tous côtés de Picardie ' que les troupes, qui y sont, se défont tous les jours faute de paiement, et qu'il y a deux mois et demi passé qu'ils n'ont rien reçu ; c'est pourquoi vous en parlerez h MM. de BuUion et Bouthillier ' comme il faut, pour

Lettre 251. — .Archives des affaires étrangères, à Paris. — Ïapin.-(CXXVI.)

Lettre 252. — .\rchives de Chantilly.

I. .\bel Servien, secrétaire d'État à la guerre. En charge depuis 1630, il fut disgracié en cette année, et mourut en 1659. —2. Léon Bouthillier. Souvent Louis XIII prévient le cardinal qu'il avait disposé de certaines vacances, pour éviter de recevoir des propositions à cet égard.

Lettre' 253. — Archives de Chantilly.

I. Comme on l'a fait déjà remarquer, la Picardie était à cette époque, frontière du côté des Pays- Bas espagnols, et c'était là que Louis XIII réunissait des troupes en prévision de la campagne qu'il prévoyait prochaine, — 2. Les surintendants des finances.

y envoyer la montre promptement. Il ne sert à rien de faire des levées, si, après qu'elles sont en état de servir, on ne les fait subsister. Je vous recommande aussi les blés de Nancy, cette affaire me touchant extrêmement au cccur.

J"espère faire demain voir au Prince de Parme ■' mon régiment des Gardes et les Suisses. Je me porte bien, grâce au bon Dieu. Je crois que vous aurez su la prise de Longwy ; je trouve bien étrange que le duc Bernard' ne l'ait point secouru.

Louis.

Paris, 22 février 1636.

Je parlerai à M. de Bullion pour les garnisons de Picardie '. Je parlerai h M. le Prince de l'affaire de la Bourgogne -. MM. de Montbazon et de Chaulnes'' n'ont pas visité le duc de Parme et ne parlent point d'y aller. Je parlerai aux autres quand ceux-là l'auront vu.

Je ne peux plus demeurer à Paris sans être malade, n'y ayant aucun repos.

Louis.

Saint-Germain, 26 février i6;6.

J'ai VU sur le mémoire, que M. de Brulon' m'a apporté, qu'il allait voir M. de Ventadour de ma part pour lui demander de voir le duc de Parme. J'y avais envoyé avant de partir de Paris: il m'avait fait réponse qu'il ne manquerait d'y aller; je ne sais s'il l'a fait. J'ai commandé au dit Brulon de faire ce qui est contenu dans votre mémoire.

Je vous envoie dans ce paquet un mémoire du colonel Sinot-, irlandais auquel

j. Edouard Farnèse, duc de Parme, allié de la France. Ses Etats ayant été envahis par les Espagnols il venait demandera Louis XIII des secours en troupes et en argent. — 4. Le duc Bernard de Saxe-Weimar, commandant en chef les troupes suédoises, allié de Louis XIII.

Lettre 254. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CXXVII.)

I. Toujours des demandes d'argent aux surintendants des finances pour les besoins de l'armée.

— 2. M. le Prince de Condé, commandant en Bourgogne, avait proposé au roi d"envahir le comté de

Bourgogne, c'est-à-dire la Franche-Comté, qui dépendait de l'Espagne. Il espérait ainsi faire une

diversion utile.

3. Les ducs et pairs avaient montré une certaine répu.s^^nance à aller les premiers faire visite

au duc de Parme, que Louis XIII voulait recevoir avec les honneurs dus à un prince souverain.

Lettre 255. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CX.XVIII.) I. M. de Brulon, conducteur des ambassadeurs. Il s'agit encore des visites à faire au duc de Parme. — 2. Le colonel Sinot commandait quinze compagnies irlandaises au service du roi.

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