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quelque remède au décret de la congrégation de Ylndice\ »
Le 20 juin, le duc d'Estrées écrivit encore au roi : « Après avoir conféré avec le Père Fabri sur ce qui s'était passé touchant le livre du Père Maimbourg, j'ai estimé h propos que M. le cardinal Cybo témoignât au pape, de ma part, que je serais bien aise que l'exécution du décret de la congrégation de l'Indice demeurât suspendue, au moins jusqu'à ma première audience, où je faisais état d'en parler à Sa Sainteté; et ce cardinal s'étant acquitté ponctuellement de ce que je l'avais prié, elle y a consenti volontiers2. »
Ce qu'il y avait d'assez piquant dans cette affaire, c'est que ce Père Gilles, qui concourut si activement à cette condamnation, tenait sa charge de consulteur de l'Index de la protection du cardinal d'Estrées. Servient demanda qu'il fût rappelé en France. Le Père Cloche, qui fut plus tard général des dominicains, déclara nettement que ce livre du Père Maimbourg ne pouvait pas être censuré, et que « tous les gens sensés » étaient de cet avis3.
Le 14 juillet, Pomponne écrivit au duc d'Estrées : « Je vous envoyai, il y a huit jours, un mémoire du Père Maimbourg; les raisons qui y sont contenues détermineront peut-être le pape à suspendre non seulement, mais à retirer tout à fait le décret qui a été donné contre son livre4. » Celte lettre, trop confiante et trop candide, se croisa avec une autre que le duc adressa le 17 à Louis XIV et dans laquelle il communiqua les détails suivants : « Je parlai au cardinal Cybo et à Sa Sainteté, afin que l'on me remît ce que l'on avait trouvé à redire dans le livre du Père Maimbourg, et que je l'envoyasse en France selon ce que M. de Pomponne m'en avait écrit par ordre de Votre