Ibid., t. CCLXII, p
mais seulement tels que les rois d'Espagne les avaient obtenus1.
Dans une dépêche non datée, mais qui est probablement du 4 janvier 1680, Louis XIV écrivit au duc d'Ëstrées : (uTe consens, ainsi que je crois vous l'avoir déjà écrit, que vous preniez les induits en la forme que Sa Sainteté voudra les donner, pourvu que les deux archevêchés de Cambrai et de Besançon y soient compris2. » Le 16, le duc manda au roi que, dans sa dernière audience ordinaire, le pape lui avait encore déclaré ne pas vouloir accorder d'induits plus amples que ceux qu'avaient eus les rois d'Espagne3. Le roi écrivit de nouveau au duc, le 23 février suivant : « Comme vous avez vu par ma dernière dépêche que je voulais bien réduire présentement ma demande à un induit pareil à celui que le roi d'Espagne avait dans les pays de mes nouvelles conquêtes, en y ajoutant les archevêchés de Cambrai et de Besançon, je veux croire que Sa Sainteté ne fera plus de difficulté de m'accorder une si juste demande, d'autant plus qu'elle ne me donne rien de nouveau que la nomination aux archevêchés de Cambrai et de Besançon, sans lesquels je n'aurais pas besoin d'induit, puisque je puis nommer aux autres évêchés en vertu des concordats et ;de la bulle d'érection desdits évêchés accordée par Paul IV en Tan 15594. »
Louis XIV se trompa sur les bonnes intentions qu'il prêta au pape. Sa Sainteté trouva un expédient pour traîner la chose en longueur, et elle dit au duc « que, lorsque l'occasion des vacances de Cambrai et de Besançon arriverait, elle donnerait satisfaction à Sa Majesté5. »
1. Le duc d'Ëstrées au roi, le 5 décembre 1679 {Correspondance de Rome, t. GCLXI1I, p. 141-157).