Ibid., t. CCLXVII, p
5. Le duc d'Ëstrées au roi, le 20 février 1680 {ibid., t. CCLXV, p. 103-116).
Les affaires de rassemblée de 1682 vinrent encore compliquer cette négociation. Le 23 février 1682, Louis XIV écrivit de Saint-Germain au duc d'Estrées : «Mon cousin, je vous écris celle-ci 2, pour vous informer2 que j'ai permis aux archevêques de Cambray et de Besançon de faire des protestations pour la consécration des droits de leurs Églises, afin qu'elles ne puissent recevoir aucun préjudice de leur acquiescement et souscription à l'acte de l'assemblée du clergé, jusqu'à ce que j'aie fait examiner leurs raisons, et j'ai été bien aise de vous en donner avis, afin que, si l'on en parle au lieu où vous êtes, vous fassiez voir que je ne prétends pas donner une plus grande étendue aux droits de ma couronne que ce que la justice et la raison demandent. » Il existe, à la date du 20 juillet 1682, une lettre de Louis XIV nommant des négociateurs pour traiter, avec le chapitre de Cambrai, du désistement de celui-ci en faveur de Sa Majesté, relativement au droit de nommer l'archevêque; et, à la date du 25 août suivant, un concordat conclu entre Sa Majesté et MM. les prévôt, doyen et chanoines de l'Église métropolitaine de cette ville3.
En exposant les agissements de la cabale ultramontaine en France, j'ai déjà indiqué ce que les dépêches contiennent sur le commerce de l'archevêque de Besançon avec Favoriti et Casoni, et sur le projet qu'avait Rome de lui accorder un coadjuteur4. C'était à l'abbé deGrammont, neveu de cet archevêque, que le pape voulait donner cette « suffragance » pour l'archevêché de Besançon; mais le cardinal d'Estrées manda à Sa Majesté, le 29 juin 1683, qu'il s'efforcerait de tenir la chose en surséance5. Le
1. On a raturé : « J'ajoute ce mot à ma dépêche du 10 de ce mois. »